| Le nouveau stade est opérationnel |
Les Wallisiens ont longtemps attendu ce stade d’athlétisme de catégorie B prévu pour accueillir des compétitions de niveau national et des rencontres internationales. « Kafika » est enfin sorti de terre à Mata’Utu, au centre de l’île.
Plus de 500 personnes ont déjà foulé le tartan du fleuron des équipements sportifs du territoire. Des athlètes en piste pour Pékin s’y entraînent déjà mais des équipements restent à mettre en place.
A l’image de ce projet lancé depuis plus de vingt ans, l’accouchement se fait dans la douleur.
« Cela n’a pas été simple » souligne Bernard Ziegler, chef du service territorial de la jeunesse et des sports. « Le stade a pris une forme concrète en 1999-2000 lorsqu’il a été inscrit dans le contrat de développement 2000-2003. » Les obstacles n’ont pas manqué tout au long de la construction. Deux tranches, l’une pour le terrassement, terminée en 2005, et l’autre pour le bétonnage, le tartan et la pelouse, achevée fin 2007 ont coûté respectivement 1,2 million et 1,65 million de francs CFP. « Nous avons rencontré des problèmes de programmation et de crédits » précise Bernard Ziegler. Si la piste en tartan de neuf millimètres, assise sur du béton de douze millimètres, paraît garantir une certaine solidité (« un camion peut rouler dessus »), il reste à construire les tribunes, à implanter l’éclairage et à installer un système de récupération d’eau de pluie pour arroser la pelouse. « Actuellement, l’utilisation n’est pas optimale car sans éclairage, à la tombée de la nuit vers 18 heures, personne ne peut venir s’entraîner. »
« L’utilisation n’est pas optimale »
Cependant, depuis septembre 2007, des scolaires du primaire et du secondaire débarquent sur ce stade flambant neuf. La ligue d’athlétisme organise des entraînements et des compétitions, et la ligue handisport l’utilise très régulièrement, notamment pour ses athlètes de haut niveau qui postulent aux jeux Paralympiques de Pékin : Noela Tagatamanogi et Toni Falelavaki.
« Ce n’est pas un stade pour une élite, dit Bernard Ziegler. Cet équipement est respectable et doit être pratiqué par tous. L’élite en question porte haut les couleurs de Wallis-et-Futuna depuis des années. » Sosefo Panuve, médaille d’or aux Jeux du Pacifique d’Apia avec 71,73 m au javelot, a intégré le Pôle espoirs de Nouméa depuis un an. Il revient sur le territoire avec un outil à la mesure de son talent. Derrière lui, des jeunes guerriers du javelot reprennent le flambeau.
L’inauguration programmée avec la possible visite de Christian Estrosi à Wallis (le 17 avril) ou lors de l’accueil d’une compétition internationale de rugby en septembre 2008 (Fiji, Tonga, Samoa) devrait relancer les derniers travaux à réaliser. Pierre Gins
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