| 35 millions pour rénover Numa-Daly |
Le stade qui accueillera les champions du monde 98 va être rénové d’ici le mois de mai.
Le gouvernement va présenter prochainement au Congrès la première décision modificative budgétaire de l’année. Le gros morceau sera l’inscription de 4,3 milliards pour le rachat d’Enercal.
A une tout autre échelle, mais à la grande satisfaction du public, un budget de 35 millions sera consacré aux travaux de rénovation du stade de Magenta qui doit accueillir, le 31 mai prochain, le match de l’équipe de France 98 contre une équipe du Pacifique, pour marquer le jubilé de Christian Karembeu.
L’objectif est de mettre le stade aux normes pour recevoir des sommités internationales comme Joseph Blatter, le président de la FIFA, et Michel Platini, président de l’UEFA.
Les travaux consistent en :
- l’acquisition de tribunes temporaires amovibles pour accueillir 350 jeunes qui participeront au tournoi de la Jeunesse du Pacifique (près de 8 millions) ;
- l’installation de sièges dans les gradins de la tribune d’honneur (2,5 millions) pour les VIP ;
- la réfection des deux vestiaires pour les mettre aux normes internationales (500 000 F) ;
- l’achat de talkies-walkies ;
- l’acquisition d’un panneau d’affichage électronique (11 millions).
Bientôt des assises de l’économie
Des assises de l’économie vont se dérouler cette année, vraisemblablement en deux phases (une session en avril, une autre en juin). Le gouvernement va financer 20 des 30 millions que doit coûter cette opération.
Ces assises ont pour but de définir, pour les cinq prochaines années, les objectifs d’une politique économique et sociale de la Calédonie et les actions à mettre en œuvre pour les atteindre. C’est une idée issue de rencontres avec le monde économique en demande de réformes dans certains secteurs, notamment fiscal. Par ailleurs, même si l’économie calédonienne est aujourd’hui en bonne santé, il faut se préoccuper de l’avenir, car elle reste fortement liée au nickel et aux transferts de la Métropole.
Cette démarche est entreprise en concertation avec l’ensemble des acteurs économiques (chefs d’entreprise, industriels, provinces, organisations syndicales, organismes d’études économiques, universitaires) qui seront très prochainement consultés sur leur perception des problématiques et des défis auxquels devra faire face la Calédonie dans les prochaines années. Ils seront ensuite associés à la définition des objectifs à atteindre dans le cadre de groupes de travail.
La première phase de ces assises, en avril, dressera un bilan de l’économie calédonienne et des enjeux identifiés en fonction des remarques exprimées par le monde économique lors des premières consultations.
La seconde, prévue en juillet, tracera les orientations pour la politique économique et sociale des cinq prochaines années. Les acteurs économiques calédoniens amenderont et valideront ces perspectives issues du travail d’experts métropolitains, qui seront présents pour apporter leur éclairage et leur soutien technique. La décision reviendra bien, au final, aux Calédoniens.
Réglementation économique : sanctions simplifiées
Actuellement, les petites infractions économiques (fraude sur les prix ou les produits) passibles de simples amendes sont trop rarement poursuivies et, surtout, les amendes sont encore plus rarement perçues.
Raison pour laquelle le gouvernement a adopté un projet de délibération visant à mettre en place une procédure transactionnelle pour les infractions pénales en matière économique.
En clair, en ce qui concerne les contraventions et délits d’ordre économique, pour lesquels une peine d’emprisonnement n’est pas encourue, il est proposé qu’une transaction soit conclue entre la Direction des affaires économiques et l’auteur de l’infraction, sous réserve de l’accord du procureur de la République. Cette transaction prévoirait que l’auteur de l’infraction paie une indemnité forfaitaire qui ne pourra dépasser le montant maximal de l’amende pénale. Auparavant, chaque infraction était transmise au procureur afin qu’il décide de l’opportunité des poursuites. Cette nouvelle disposition gagnerait en efficacité et en procédures, tant pour la justice que pour le contrevenant, qui éviterait ainsi une action en justice préjudiciable et coûteuse. Et assurerait à la DAE une petite source de revenus.
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