| Nouvelles rumeurs autour d’Eramet |
La famille Duval, actionnaire à hauteur de 37 % d’Eramet (maison mère de la SLN), envisagerait de céder
ses parts à Areva pour racheter la branche alliages du groupe.
Le député Gaël Yanno a rencontré la semaine dernière la famille Duval. Selon lui, elle « n’exclut pas une réflexion pour reprendre l’activité alliages, qui est son cœur de métier ». Du même coup, elle se désengagerait de la branche nickel incarnée par la SLN.
En prenant cette nouvelle orientation, les Duval feraient l’opération inverse de 1999. À l’époque, la famille avait apporté la branche alliages à Eramet. En échange de quoi elle avait reçu 37 % d’Eramet.
Selon une autre source, les Duval céderaient cette fois leurs parts d’Eramet à Areva pour racheter en totalité la branche alliages, c’est-à-dire les sociétés Aubert&Duval et Erasteel du groupe. Eramet a actuellement trois branches : nickel, manganèse et alliages (lire les résultats 2007 ci-dessous).
Le député calédonien estime que « les Duval sont des industriels français, ce ne sont pas des spéculateurs. Ils ont le souci de rester des industriels et de faire en sorte que les entités dans lesquelles ils ont des participations restent françaises. » Au mois de décembre, le quotidien économique Les Échos annonçait pourtant que des discussions avaient été ouvertes avec le groupe ArcelorMittal, leader mondial de l’acier, dont l’actionnaire principal (45 %) est l’indien Lakshmi Mittal.
Pacte d’actionnaires
Mais, Areva, autre actionnaire principal d’Eramet, a signé un pacte d’actionnaires avec la famille Duval en juin 1999 pour sept ans. Il a été reconduit une première fois en juin 2006 et une seconde en juin 2007. À chaque fois pour un an. Les deux actionnaires, qui représentent 63 % du capital, ont jusqu’au 30 mai 2008 pour dénoncer le pacte, à défaut il sera reconduit un an. Areva peut-il reprendre les parts des Duval ? La question est toujours sur le tapis.
L’État suit le dossier de près et préférerait qu’Eramet reste français mais, en même temps, le dossier prioritaire est une fusion Areva-Alstom dans le nucléaire civil.
Concernant Eramet, Anne Lauvergeon, présidente du directoire d’Areva, a toujours dit que « 26 %, c’est trop ou pas assez ». L’évolution du capital d’Eramet semble en fait suspendue au devenir d’Alstom et d’Areva. En 2007, la branche alliages a réalisé un chiffre d’affaires de 1,033 milliard d’euros contre 892 millions d’euros en 2006, soit une hausse de 15,8 %. La Nouvelle-Calédonie détient, via la STCPI, 4 % d’Eramet. David Martin
|
Sur le même sujet |
|
|
 |
A la une |
|
|
 |
|