Philippe Gomès, province Sud : « Je ne commente pas les rumeurs »
Philippe Gomès président de la Province sud, revient d’un conseil d’administration de Goro-Nickel en Métropole, auquel participait Murillio Ferreira, le directeur général de Vale-Inco. « En tant que président de province, je ne commente pas les rumeurs. Je précise tout de même que le conseil d’administration a duré trois heures, qu’ensuite j’ai eu un entretien de trois heures avec Murillo Ferreira, et qu’à aucun moment, il n’a été évoqué ni de près ni de loin la possibilité d’une suspension du chantier. »
Pierre Bretegnier, Rassemblement : « Un risque à prendre au sérieux »
« À force de se focaliser sur les problèmes de pollution, on a fini par oublier que l’usine du Sud avait un intérêt éminent pour la Calédonie . Les grands prédateurs que sont les groupes industriels de dimension mondiale n’hésitent pas à se couper un bras qui leur paraît malade. Et il y a des exemples d’usines complètement construites, et jamais mises en services parce que les circonstances ou l’environnement n’étaient plus favorables. Mais Il faut que cette usine se fasse. C’est l’intérêt du pays. »
Didier Guénant, Usoenc : « Je suis inquiet »
« On sait depuis plusieurs semaines que les dirigeants de Vale-Inco sont très préoccupés par le chantier Goro-Nickel. Dans la presse brésilienne, un adjoint du président Agnelli laissait entendre que des décisions importantes pourraient être prises face aux difficultés rencontrées. J’espère qu’ils n’iront pas jusqu’à l’arrêt du chantier. Mais l’expérience nous enseigne qu’en dépit des milliards de dollars dépensés, ça s’est déjà fait ailleurs. D’autant qu’avec la hausse du cours du nickel que ça entraînerait, l’opération serait peu coûteuse pour cet industriel aux moyens financiers presque illimités. »
Didier Leroux, Avenir ensemble : « Ce serait une catastrophe »
« Je veux croire que ce n’est là qu’une rumeur, car l’arrêt ou la suspension de ce chantier serait une catastrophe pour le pays. Cela dit, figer un investissement de trois milliards de dollars, même en spéculant sur une hausse du nickel, c’est quand même très coûteux. Ce serait donc une décision très lourde à prendre par l’industriel. Si une suspension de chantier devait vraiment advenir, certaines personnes ici porteraient une très lourde responsabilité. Les pourfendeurs du grand tuyau semblent avoir oublié que de gros progrès ont été fait sur l’effluent. »
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