| Huit ex-ministres réclament leurs indemnités |
La Polynésie refuse de verser leurs indemnités de départ à huit ministres de l’ex et éphémère gouvernement Flosse. L’affaire est promise à se terminer devant le tribunal admnistratif
Les ministres avaient démissionné juste avant le vote de la motion de défiance qui avait faitchuter Gaston Flosse.
La facture des indemnités se monte à 2,1 millions de francs par portefeuille ministériel, presque 17 millions au total. Avec une question en filigrane : les ministres pourront-ils se prélasser sur le dos – et les deniers – de la collectivité grâce à leur démission bien fortuite (et sans motif, ni explication...) la veille de l’adoption de la motion de défiance ?
En fait, avant que les huit démissionnaires ne redescendent à l’assemblée de Polynésie les seuls à bénéficier d’un traitement à l’œil, et qui peuvent dormir surleurs deux oreilles ce sont les huit représentants à l’assemblée qui profitent d’un bonus de deux mois et demi (à 782 070 francs par mois, soit pas loin de deux millions) : Tauhiti Nena, Sabrina Birk, Myron Mataoa, Patricia Jennings, Ruben Teremate, Pascale Haiti, Juliette Tahuhuatama et Thomas Moutame.
Au tribunal administratif
Eh oui, les huit ministres de l’UDSP de l’éphémère gouvernement Flosse se retrouvent dans l’œil du cyclone. Après avoir mis en lumière le principe peu moral voilà deux semaines, Les Nouvelles ont annoncé que la manœuvre n’avait pas échappé à l’œil de lynx des services juridiques et financiers du pays.
Ces derniers, contrairement aux spécialistes du Tahoeraa et de l’UPLD, ne voient pas d’un bon œil la tentative d’entourloupe. Du coup, Georges Puchon, le ministre des Finances du nouveau gouvernemen fronce les sourcils car c’est bien le Pays qui paye ses ministres sur son budget...
Voyant d’un mauvais œil cette atteinte à leur porte-monnaie, les huit ministres au chômage devraient donc former sous peu des recours devant le tribunal admnistratif.
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