| Le caddie un quart plus cher que l’an dernier |
Pour nos voisins néo-zélandais aussi, la vie chère est une réalité. Des journalistes du New Zealand Herald l’ont démontré simplement en allant au supermarché à un an d’intervalle.?Le prix de leur caddie est monté de 28?%.
Le 26 avril 2007, un caddie de supermarché contenant quelques fruits et légumes, du poulet, du porc, de l’agneau, du bacon, du bœuf, du lait et du fromage, de la farine, du pain, des céréales, des pates, des œufs, et une conserve coûtait 124,8 dollars (8 112 francs). Un an plus tard, le 26 avril 2008, le même caddie côute 160,36 dollars (10 423 francs) soit une augmentation de 28 % !
Selon une enquête menée par le quotidien New Zealand Herald, trois facteurs principaux sont à l’origine de cette hausse des prix. La hausse du prix de la tonne de maïs : 203 dollars en 2007, contre 300 dollars cette année, soit une hausse de 48 %. La hausse du prix de la tonne de farine : 244 dollars en 2007, contre 429 dollars cette semaine, soit une hausse de 76 %. La hausse du baril de pétrole : 92$ dollars en avril 2007, contre 146 dollars cette semaine, soit une hausse de 58 %.
Dans le caddie des journalistes, seulement deux produits ont légèrement baissé depuis l’an passé : la viande de porc, et les pâtes. Mais, selon le journal, la hausse des prix ne va faire que s’aggraver dans les mois à venir. Des pays producteurs de riz et de farine comme l’Inde ont stoppé ou restreint leurs exportations. Goodman et Fielder le principal fabricant de pain en Nouvelle-Zélande, s’attend à une hausse de ses coûts de 220 millions de dollars cette année. Un hausse équivalente au chiffre d’affaires réalisé l’an dernier par l’entreprise.
Une pétition circule à l’entrée des supermarchés
Les éleveurs néo-zélandais ne sont pas dépendants des céréales pour nourrir leur bétail, mais leurs prix doivent obéir aux lois du marché et devraient augmenter.
L’industrie laitière a connu une explosion de la demande à l’exportation avec notamment l’émergence de classes moyennes en Chine et en Inde. En Nouvelle-Zélande, le prix d’un paquet de 500 g de beurre a augmenté de 125 % en un an. La bouteille de deux litres de lait a augmenté de 35 %.
L’enquête du New Zealand Herald a fait grand bruit en Nouvelle-Zélande. Et depuis hier, une pétition circule à l’entrée des supermarchés pour demander au gouvernement de supprimer la GST (taxe sur les services de 12%) sur les produits de base alimentaires.
« On nous dit de manger sain. Mais les produits sains sont les plus chers. Il est quand même incroyable de voir qu’une bouteille de Coca coûte moins cher qu’une bouteille de lait », dit Raewyn Anderson, mère célibataire de trois enfants qui avoue songer sérieusement à passer au lait en poudre.
Mais Helen Clark a déclaré sur les ondes de la radio nationale que le gouvernement ne supprimerait pas la GST sur les denrées alimentaires. « Mais nous envisageons de réduire les impôts sur le revenu cette année », a indiqué le Premier ministre. Jérôme Gavelle
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