| Des championnats en petit comité |
Les championnats de Calédonie se sont disputés vendredi soir devant un public nombreux… et avec des combattants peu mobilisés. Avec vingt judokas dont seulement trois féminines, seules trois catégories ont donné lieu à un tournoi.
« Ici, on n’est pas en Métropole. Le territoire est vaste, le nombre de licenciés réduit, alors je ne suis pas trop surpris par ces championnats. » Pour Sébastien Guagenti, le conseiller technique de la ligue arrivé en fin d’année dernière, l’écart est grand entre les championnats du Val-de-Marne, ses 11 400 licenciés et des catégories pleines, et les championnats de Nouvelle-Calédonie, 1 400 licenciés et des catégories parfois désertées.
Un niveau dense en moins de 73 kilos
Le technicien regrette surtout l’absence des féminines. « Avec trois judokates dans trois catégories différentes, nous n’avons pas pu organiser de tournoi. C’est dommage mais j’ai senti que la motivation n’y était plus depuis les derniers Oceania. Les juniors pouvaient être surclassés mais ils n’en ont pas profité. Il y a peu de combats ici et, quand on en organise, les athlètes ne viennent pas. Tant pis pour eux. »
Néanmoins, le public a assisté à quelques beaux combats, en moins de 73 kilos notamment. « Le niveau était très dense. Nous avons fait une poule de quatre qui s’est conclue par une égalité parfaite. Alors nous avons recommencé avec une poule de trois qui a vu la victoire de Nicolas Gravier », analyse le conseiller technique.
En moins de 81 kilos, l’enthousiasme n’était pas le même avec trois concurrents peu combatifs. « Je me suis un peu ennuyé. Je les entraîne trois fois par semaine et là, ils n’avaient pas la hargne, continue Sébastien Guagenti. La preuve c’est qu’Abédias a remporté la catégorie alors qu’il y était monté faute de faire le poids. »
Enfin, chez les moins de 90 kilos, Christophe Takara l’a emporté devant Jean-Benoît Faure. « Ce n’est pas une surprise dans une catégorie assez pauvre », conclut l’entraîneur.
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