| Un nouveau pas dans la lutte contre la délinquance |
Le comité restreint du CLSPD (Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance) de Bourail
a franchi une nouvelle étape, jeudi. Sous l’impulsion du commissaire délégué pour la province Sud, Florus Nestar, le calendrier visant à mettre en place les structures de lutte contre la délinquance a été fixé.
Bourail détient le triste privilège d’être la seconde commune de Brousse, après Moindou, à connaître le plus fort taux de délinquance. Ainsi, en 2006, le taux des crimes et délits s’élevait à 64,58 pour 1 000 habitants. Bien supérieur à celui de l’ensemble du territoire (56,58/1 000) et, surtout, à celui de la seule zone de surveillance de la gendarmerie (28,67/1 000).
Un taux suffisamment élevé pour convaincre la précédente municipalité de mener une action concertée avec tous les partenaires susceptibles de contribuer à endiguer cette inquiétante vague de délinquance.
Première démarche : organisation d’un colloque sur l’insécurité, en novembre 2006, afin d’impliquer pleinement la population.
Seconde démarche : la mise en place, en avril 2007, d’un processus impliquant l’ensemble des actions concernées par les questions de prévention de la délinquance et de sécurité. Troisième démarche : la ratification, le 7 décembre dernier, du CLSPD entre les représentants de l’État, du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, de la province Sud, de la justice et, bien sûr, de la commune. Il comporte vingt et une actions prioritaires et se décline autour de sept objectifs.
« Entériner rapidement la nomination des pilotes de chaque commission de travail »
Jeudi, le processus a franchi une étape supplémentaire. Réunis en comité restreint, les partenaires ont en effet fixé, à l’initiative du commissaire délégué, Florus Nestar, le calendrier des réunions plénières (les 13 mai et 4 décembre prochains, à 14h30). La réunion du 13 mai est destinée tout à la fois à établir un point sur l’évolution de la délinquance, mais aussi et surtout à entériner la nomination des pilotes de chaque commission de travail, et à fixer la date de la première réunion de chaque groupe. Des réunions restreintes auront lieu les 10 juillet et 25 septembre, à 14h30 également.
Mais sans aucun doute, le plus important résidera dans la capacité de l’Observatoire communal de sécurité à faire remonter toutes les informations emmagasinées par les groupes œuvrant sur le terrain. Et de les coordonner à l’occasion de réunions mensuelles. Pour cela, il faudra impérativement que cette démarche soit conduite par un chargé de mission du CLSPD. Ce qui implique la mise en œuvre de moyens financiers estimés à environ 3 millions. Une charge que la commune estime ne pouvoir assumer seule.
Première bonne nouvelle, malgré les difficultés que connaît l’État, Florus Nestar a annoncé l’octroi d’une somme d’un million. Reste à convaincre les autres partenaires institutionnels d’intervenir d’une manière ou d’une autre pour qu’elles apportent leur propre contribution au succès de cette opération de longue haleine.
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