| L’assassin présumé de Nadia Athanase comparaît aujourd’hui |
Quatre ans après la mort de Nadia Athanase, le procès de Manuel Vilabril-Ferreira, accusé d’assassinat, doit s’ouvrir ce matin, devant la cour d’assises de Nouméa. Le 18 mai 2004, le corps de cette jeune Martiniquaise avait été retrouvé dans le coffre de sa voiture, à Ouémo.
Les proches de la victime attendaient ce moment depuis quatre ans. Leur souhait se réalise enfin, avec l’ouverture, aujourd’hui, du procès de Manuel Vilabril-Ferreira, accusé d’avoir assassiné Nadia Athanase. A défaut de pardonner, ils espèrent pouvoir comprendre ce qui a pu provoquer un tel acharnement sur une femme, que son entourage décrivait comme adorable, énergique et généreuse. Le 18 mai 2004, le corps de cette opératrice radio et visiteuse médicale, d’origine martiniquaise, avait été retrouvé dans le coffre de sa Saxo, à Ouémo. Son visage était couvert de plaies et d’hématomes.
Confondu par son ADN
Les soupçons des enquêteurs s’étaient portés rapidement sur un Métropolitain d’origine portugaise, qui avait rendu visite à Nadia Athanase en Nouvelle-Calédonie et qui était reparti en Métropole, peu avant la découverte du cadavre. Confondu par les analyses ADN, Manuel Vilabril-Ferreira, avait été arrêté par le SRPJ (service régional de police judiciaire) de Versailles, deux mois après les faits.
Agé de 61 ans aujourd’hui, l’accusé devra s’expliquer sur les liens qu’il entretenait avec la victime, alors âgée de 32 ans, et qui avait vécu dans la même commune que lui, en région parisienne.
Il est défendu par Me Milliard et Me Inchauspe, tandis que Me Reuter représente la famille de la jeune femme. Les jurés ont deux jours pour se replonger dans cette douloureuse affaire.
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