| Et la Calédonie chavira dans l’allégresse |
Le 13 juillet 1998, Nouméa a basculé dans la folie après la victoire historique de la France en finale de la Coupe du monde. Les Calédoniens ont envahi le centre-ville et un cortège record s'est formé sur l'Anse-Vata et la baie des Citrons.
Et un, et deux, et trois zé-ros... Les klaxons, la foule, la fête en tricolore... Par dizaine, puis par centaines, voire par milliers, les Nouméens sont descendus dans la rue au coup de sifflet final. Au centre-ville, les voitures ont dû rouler au pas pour traverser des groupes de supporters. La police nationale a détourné la circulation. À 8h30, on roulait pare-chocs contre pare-chocs le long de la mer sur l'Anse-Vata et la baie des Citrons, dans un formidable cortège historique. Des drapeaux, des ballons, des rubans bleu-blanc-rouge, des visages souriants et grimés. Des familles entières sont descendues des quartiers de Nouméa et des communes alentour pour saluer ensemble la grande victoire sportive de la France. Et il n'y avait pas d'âge pour fêter le couronnement des Bleus. Les Calédoniens se sont lâchés. Ils ont laissé éclater leur joie. La fête était bruyante, exubérante, puissante. Nouméa n'a jamais connu autant d'amateurs de football. Bien plus qu'un événement sportif, la victoire de l'équipe de France en Coupe du monde a provoqué le plus grand rassemblement partout avec le même débordement de joie. Les derniers klaxons ne se sont tus que très tard dans la nuit. De nombreux supporters arboraient fièrement le maillot de Christian Karembeu.
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