L’accord de Nouméa évoque la recherche de signes identitaires à deux reprises. Dans le point 5 du préambule, les signataires affirment que « la pleine reconnaissance de l’identité kanak conduit (...) à adopter des symboles identitaires exprimant la place essentielle de l’identité kanak du pays dans la communauté de destin acceptée ».
Le chapitre 5 du texte précise que « des signes identitaires du pays (nom, drapeau, hymne, devise, graphisme des billets de banque) devront être recherchés en commun, pour exprimer l’identité kanak et le futur partagé entre tous ».
Après neuf ans passés dans les tiroirs, le projet est réapparu en avril 2007, piloté par Déwé Gorodey, vice-présidente du gouvernement. Un comité de pilotage s’est monté, avec une trentaine de membres de tous horizons (partis politiques, associations ethniques, coutumiers, syndicats…). L’objectif : faire avancer l’affaire à l’abri des divergences politiques.
La question du nom du pays et du drapeau est, pour l’instant, remise à plus tard. Il faut d’abord trouver une méthode acceptée par tous.
Plus consensuels, l’hymne, la devise et les motifs des billets de banque ont fait l’objet de concours populaires, lancés en juin 2007. Le résultat a donc été dévoilé hier. La devise a été trouvée par Jean-Brice Herrenschmidt (« Terre de paroles, terre de partage »). Quant au graphisme des billets, plusieurs propositions ont été retenues. Elles seront retravaillées par les services de l’Etat et l’Institut d’émission d’outre-mer.
Hier, un avant-projet de loi du pays a été adopté par le gouvernement, pour ces trois symboles. Le Congrès pourra les voter à la majorité qualifiée (aux 3/5es) avant la fin de l’année s’il le souhaite. « Le président du Congrès est maître de son agenda », note Harold Martin.
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