| Des délais non respectés, des coûts qui explosent |
« Ce qui me fait perdre le sommeil ces jours-ci, c’est de rester dans les rails en ce qui concerne le budget et les délais à Madagascar », expliquait à ses actionnaires le président du Canadien Sherritt International, Ian Delaney. Le projet malgache Ambatovy qui, d’ici à 2010, devrait produire 60 000 tonnes de nickel et 5 600 tonnes de cobalt, devait en janvier 2007 bénéficier d’un investissement de 2,5 milliards de dollars. Ce montant a déjà grimpé à 3,3 milliards, et les
analystes estiment qu’il nécessitera au moins 3,6 milliards de dollars. De même, le numéro 1 de la mine, BHP Billiton, vient d’annoncer que sa mine australienne de Ravensthorpe, entrée en production avec 9 mois de retard en 2007, devra encore attendre 2 ans avant d’atteindre sa pleine capacité annuelle de 50 000 tonnes de nickel. Le coût d’investissement, évalué initialement à 1 milliard de dollars, a finalement grimpé à 2,3 milliards. Même problème pour le complexe de Ramu en Papouasie Nouvelle-Guinée, dont la mine devrait entrer en fonction avant la fin du premier semestre 2009, alors que l’usine de traitement du minerai latéritique sera opérationnelle en fin d’année. Conçu pour un budget initial de 850 millions de dollars, son coût final aura presque doublé, a indiqué Highland Pacific Resources qui pilote le projet, citant l’augmentation de l’acier, du fuel et du soufre, ainsi que les nouvelles contraintes environnementales.
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