Retour à la Une du jour
samedi 22 novembre 2008  

 recherche avancée
Nos archives
Si vous ne voyez pas la publicité,
cliquer ici pour télécharger le lecteur Adobe Flash



LoisirsNos dossiersVie pratiqueAlbums photosNos servicesNos contacts Nouvelle-CalédonieNouméaGrand NouméaProvincesSportsPacifiqueArchivesFil RSS de l'édition du jour


  Dossier > Nickel 2008 - 03/07/2008    
Retour à la page précédente - Cet article a été consulté 674 fois

Tous les articles du dossier : Nickel 2008

Pour Eramet, tout recommence à Trappes
Longtemps hésitant à se lancer dans cette voie, Eramet a fini par prendre en route le train de l’hydrométallurgie. Logique industrielle oblige, la maison-mère de la SLN affine, près de Paris, son process qui pourrait être mis en œuvre en Indonésie à l’horizon 2012.

Les déboires de Murin Murin dans l’hydrométallurgie avaient conforté les responsables techniques du champion français du nickel, concentrés sur le perfectionnement de la pyrométallurgie. Pourtant, il y a quelques années, réalisant les limites de leurs ressources en saprolites et face aux demandes d’un marché en forte augmentation, la direction d’Eramet décidait de se lancer, à son tour, dans l’hydrométallurgie. Toutefois, grâce à son histoire tumultueuse, Eramet n’était pas en terre inconnue. Son centre de recherche de Trappes (CRT), créé à l’aube des années 1970, avait mis au point le procédé chimique utilisé dans son usine de Sandouville, s’appuyant sur le projet Penamax. Pennaroya, à l’époque associé à la SLN, avait en effet développé un nouveau procédé de lixiviation sulfurique conjointement avec l’américain Amax.

Le choix de la « simplicité »

« Il fallait trouver un procédé plus simple que ceux existants, en utilisant des technologies éprouvées », résume Bertrand Berthomieux, directeur technique du programme Weda Bay en Indonésie – le projet hydométal-lurgique d’Eramet – en nous faisant visiter le centre de Trappes. La haute pression ne permettant pas de traiter les garniérites pauvres en métal de Nouvelle-Calédonie ou d’Indonésie, il fallait donc mettre au point une solution adaptée à cet environnement particulier en tenant compte de l’explosion des coûts de l’énergie et sans oublier les contraintes environnementales.
C’est dans un « pilote » de 20 mètres sur 20, typique des années 1970, qu’est concentré le savoir-faire du métallurgiste. Une forêt de tuyaux et de cuves contenant des liquides de différentes couleurs, un peu camouflée lors de la visite par des travaux d’entretien en cours. Une technologie simple a été choisie, conformément à la feuille de route élaborée par la direction du groupe : pas d’autoclave à haute pression, une température qui ne dépasse pas 100°C et une quasi-autonomie en énergie. Selon ses promoteurs, les résidus inertes solides sont stockables sans difficulté particulière, et la neutralisation de l’effluent liquide est conforme aux normes tant de la France que de l’Union européenne (lire le détail du process page suivante).
Au final, le conseil d’administration d’Eramet donnera ou non, fin 2008, son feu vert au lancement du projet indonésien. Si le oui l’emporte, les travaux débuteront en 2009, avec une perspective de mise en route de l’usine en 2012, pour un objectif de production fixé à 60 000 tonnes de nickel et 5400 tonnes de cobalt.

 

  En chiffres 
10
c’est le nombre de tonnes de CO2 rejeté dans l’atmosphère par tonne de nickel, le procédé perfectionné
à Trappes serait l’un des moins polluants au monde

20
C’est dans un « pilote » de 20 mètres sur 20, typique des années 1970, qu’est concentré le savoir-faire du métallurgiste français.
Le « pilote hydro » d’Eramet à Trappes. Photo : Eramet
Christian Plazanet, responsable du département hydrométallurgie d’Eramet : « Outre son application sur le site de Weda Bay, ce procédé va permettre de prolonger la durée de vie des sites miniers de la SLN en Calédonie. »
Au terme du process, trois produits finis : du nickel, mais aussi du cobalt et du manganèse. Photo : Eramet
L'usine SLN à Doniambo. Après des décennies de maîtrise de la pyrométallurgie, Eramet peaufine ses recherches pour développer des projets hydrométallurgiques. Photo : Marc Le Chélard

Sur le même sujet


Albums photos


Edition du 29/04/2008
 
Voir tous les articles







<novembre 2008>
lmmjvsd
272829303112
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
1234567
Depuis le 3 janvier 2008



Horoscope

Convertisseur de devises

Transport maritime

Nos contacts
Si vous ne voyez pas la publicité,
cliquer ici pour télécharger le lecteur Adobe Flash


Météo

Belep
Boulouparis
Bourail
Canala
Dumbéa
Farino
Hienghène
Houaïlou
Ile des Pins
Kaala-Gomen
Koné
Kouaoua
Koumac
La Foa
Lifou
Maré
Moindou
Mont-Dore
Nouméa
Ouvéa
Ouégoa
Païta
Poindimié
Ponérihouen
Pouébo
Pouembout
Poum
Poya
Sarraméa
Thio
Touho
Voh
Yaté

 

Je m'abonne aux Nouvelles Calédoniennes

Les annonces des Nouvelles Calédoniennes
Imprimer l'article  Retour en haut de la page
Copyright © Les Nouvelles Calédoniennes 2008 - Tous droits réservés - Mentions légales