| « La mairie ne peut pas se coucher devant de tels faits » |
Les Nouvelles calédoniennes : Que voyez-vous dans les cendres de la mairie ?
Alain Levant : Nous attendons le résultat de l’enquête, c’est tout. Mon état d’esprit n’est pas de savoir ceci ou cela, nous voulons reconstruire et aller de l’avant. Quelle que soit la motivation des uns et des autres, je ne sais pas, la mairie, c’est le symbole de la République, donc en aucun cas, elle ne peut se coucher devant de tels faits. On va reconstruire le symbole de la République ici. Nous, nous souhaitons que les services retrouvent la voie normale le plus rapidement possible.
LNC : Avez-vous de féroces ennemis ?
A. L. : Je ne sais pas ce que l’on appelle opposants. Le fait de s’en prendre à la marie — pas à la poste, pas à l’église, pas au magasin qui m’appartient… — mais à la marie, pourrait laisser apparaître des arrière-pensée, je ne sais pas. Nous attendons les conclusions des recherches de la gendarmerie où j’ai déposé plainte au nom de la commune contre X dimanche.
LNC : Y’a-t-il eu une montée en tension ces derniers temps ?
A. L. : Non, au contraire. Jamais une élection n’a été aussi calme (que les dernières élections municipales). Conforme à ce qu’il faut .
LNC : Quel est le coût du sinistre ?
A. L. : La perte de la mairie, je dirais, 80 millions de francs, plus 130 millions si la formule de la reconstruction est avancée. Les experts passent (aujourd’hui), ça va aller vite car nous sommes bien assurés.
LNC : Y’a-t-il eu des pertes irréversibles suite à l’incendie ?
A. L. : Non, non. Un certain nombre de dossiers sont partis en fumée, mais on peut tout reconstituer avec les données de la subdivision administrative, le Trésor…
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