| Ce qu’il faut savoir du domaine public maritime |
Le domaine public maritime, autrefois appelé les 50 pas du roi, est, côté terre, la bande de 81 mètres qui longe la mer à marée haute. C’est un héritage métropolitain issu de l’ancien régime, destiné à l’origine à la surveillance des côtes, au passage des douaniers et des soldats pour lutter contre les agresseurs ou les contrebandiers. Côté mer, c’est une largeur de douze milles nautiques (environ 20 kilomètres, à compter de la côte ou des îlots.)
Avec le temps, les 50 pas du roi sont surtout devenus une zone de protection contre l’urbanisme galopant et une garantie de libre accès de la population au bord de mer.
Cette notion se heurte à la perception « territoriale » de la mer et des rivages par le monde kanak. En Métropole comme en Calédonie, dans les villes littorales, la partie véritablement publique du bord de mer se limite à un sentier piétonnier.
Héritage de l’histoire, depuis 1890, il n’y a pas de domaine public maritime à Nouméa. Et au Mont-Dore, sa largeur est plus souvent de 40 mètres que de 81 mètres.
Pendant longtemps, compte tenu de la faible densité de la population calédonienne et de l’immensité des côtes, la notion de domaine public maritime et les contraintes qui s’y attachent, ont été ressenties en Calédonie comme une transposition artificielle des règles métropolitaines. La puissance publique accordait donc à qui voulait des baux d’occupation sans fin, pouvant presque s’assimiler à une vente. Aujourd’hui, et singulièrement en province Sud, il est devenu tout aussi nécessaire qu’en Métropole de protéger la bande littorale pour en préserver la beauté et les accès.
|
|