| Les poubelles se ramassent à la pelle télescopique dans le Grand Nouméa |
Faute de camion opérationnel, la CSP a bien du mal à assurer la collecte des ordures ménagères sur les communes du Mont-Dore et de Païta, depuis quelques semaines. Lasses des problèmes à répétition,
les deux mairies s’organisent pour que le service minimum soit assuré.
Quatre-vingts plaintes en mars, 160 en février. Le service financier de la mairie du Mont-Dore devient, aux dires de son chef de service, « un véritable bureau des réclamations ». Surtout en provenance d’habitants du Mont-Dore sud qui voient régulièrement leurs poubelles restées pleines. Ce qui les énerve, comme beaucoup d’autres administrés de la commune, c’est que la collecte des déchets que doit assurer la CSP est plutôt aléatoire. Les habitants paient donc pour un service qui n’est pas effectué, et ils se font entendre auprès du service qui en envoie la facture.
En temps normal, deux camions de l’entreprise effectuent le ramassage des poubelles, au minimum deux fois par semaine sur l’ensemble de la commune et trois fois sur celle de Païta. Mais depuis presque trois semaines, de sérieuses pannes sur la moitié des camions de la CSP ont chamboulé cette routine. Pour éviter d’avoir les poubelles qui débordent, les deux mairies s’organisent afin que la collecte ait bien lieu.
Pour cela, à chacune sa méthode. Au Mont-Dore, les services techniques sont en liaison directe avec la CSP qui leur indique au jour le jour si les camions peuvent effectuer le ramassage ou non. « On leur dit ce qu’on a pu faire et quel secteur il faudrait faire le lendemain », précise Patrice Riguet, responsable de la collecte des ordures ménagères chez Véolia.
« ll faut bien un service minimum pour que les administrés soient le moins pénalisés possible »
En cas de besoin, la Sem Mont-Dore environnement fait alors appel à trois entreprises sous-traitantes issues de la commune. Et ce n’est pas chose facile. « Il faut que l’entreprise soit également disponible. Et puis leurs camions ne sont pas adaptés à la collecte, commente Thierry Martinez, chef du service exploitation de la ville, et mettent donc beaucoup plus de temps à effectuer une tournée car ils ne sont pas équipés pour compacter les déchets. Cela oblige le camion à décharger plus vite. Parfois le ramassage se fait à la pelle rétro, voire même à la main. »
Le ramassage est bien assuré au moins une fois par semaine, sur toute la commune, le deuxième passage est beaucoup plus délicat à gérer. D’où les plaintes qui continuent de s’accumuler. En plus de l’organisation de ce service, la mairie en avance les frais en payant les entreprises. Elle se fait ensuite rembourser par la CSP.
À Païta, c’est la société elle-même qui fait appel aux sous-traitants, et donc les prend en charge directement, tant au niveau de l’organisation qu’au niveau financier. « C’est une situation qui est arrivée plusieurs fois depuis le début de l’année, assure Willy Gatuhau, directeur de cabinet du maire. Avant, c’étaient les grèves, aujourd’hui, c’est un problème matériel. Il faut bien un service minimum pour que les administrés soient le moins pénalisés possible. »
Ces solutions de secours devraient encore perdurer quelques semaines. Certaines entreprises sous-traitantes envisagent même de s’équiper un peu pour que la collecte soit plus facile.
La CSP, elle, a commandé deux camions de 19 tonnes. Ils devraient tourner sur les deux communes et être opérationnels vers la fin juin.
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