| L’alimentation baisse, le reste augmente |
En avril, l’indice des prix à la consommation est resté parfaitement stable, grâce à une petite baisse du coût des aliments. Mais les services et les produits manufacturés augmentent toujours.
Entre mars et avril, le premier poste de dépense des consommateurs, à savoir l’alimentation, a baissé de 0,2 %.
Cette érosion vient rompre une série de neuf mois d’augmentation, dans un secteur où les prix grimpent généralement plus vite que la moyenne.
En détaillant les chiffres fournis par l’Isee, on s’aperçoit que la bonne nouvelle est due à des importations massives de produits frais. Entre janvier et mars, 2 500 tonnes de légumes ont été acheminées depuis l’Australie et la Nouvelle-Zélande, contre seulement 900 tonnes l’an dernier, sur la même période.
Résultat : les légumes sont devenus meilleur marché (-3,2 %), comme les fruits (-1,9 %). Le prix du poisson a connu une baisse spectaculaire en avril
(-3,9 %), mais qui ne rattrape pas l’augmentation encore plus spectaculaire du mois précédent (+ 6,9 %).
De son côté, la nourriture transformée localement poursuit son ascension : +0,9 % pour les laitages et les œufs, et +2,1 % pour le café, le cacao et le thé. Respectivement, ces deux catégories se sont renchéries de 6,2 % et 7,6 % au cours des six derniers mois.
Si l’alimentaire stagne grâce aux importations, les articles manufacturés ont globalement augmenté de 0,3 % en avril. La performance est conforme à la moyenne des douze derniers mois. Dans ce secteur, c’est le carburant qui tire tout vers le haut, avec un bond de +3,1 % en seulement trente jours.
Enfin, les services affichent une stabilité en trompe-l’œil. Car dans la moyenne de tous les services payants, la baisse saisonnière des billets d’avion internationaux (-2,3 %) compense artificiellement des hausses plus largement subies par les consommateurs, comme les loyers et les charges (+0,2 %) ou l’eau du robinet (+1,5 %).
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