| Un adolescent interpellé pour le viol d'une fillette de deux ans |
Un adolescent a été mis en examen, mercredi, pour le viol d’une petite fille de 2 ans. En attendant son procès, il est interdit de séjour à la tribu de Saint-Louis, où lui et sa victime habitaient.
La tragédie s’est déroulée à Saint-Louis, et remonte à vendredi dernier. Ce jour-là, un jeune homme de 15 ans et demi a abusé sexuellement d’une petite fille de 2 ans et demi, dont les parents sont installés dans le même coin de la tribu.
Après le viol (une procédure a été ouverte sous ce chef d’accusation), la fillette a rejoint ses proches. Rapidement, elle a évoqué la chose avec des mots qui ne laissaient aucun doute sur la nature de ce qu’elle venait de subir. Sa famille a donc averti la police de Nouméa dans la foulée.
Saint-Louis se trouvant dans une zone couverte par la gendarmerie, la brigade du Pont-des-Français a repris l’affaire et interrogé la victime, après l’avoir soumise à des examens médicaux. Ce fut la priorité, comme le veut la procédure quand elle concerne des victimes en bas âge. Parallèlement, l’auteur présumé, qui avait quitté Saint-Louis, a été recherché et retrouvé mardi, soit trois jours après l’ouverture de l’enquête.
Placé en garde à vue le jour même et présenté au parquet mercredi, le violeur présumé a reconnu les faits, sans pour autant livrer une explication rationnelle.
Un mineur sur cinq a subi un viol, ou une tentative de viol, au cours de l’année écoulée
Après sa mise en examen, il a été placé dans un foyer pour mineurs et interdit de séjour à Saint-Louis. Pour les mineurs de moins de 16 ans, la détention provisoire est proscrite par la loi, sauf exceptions. En cas de fugue, ou de non-respect de ses obligations, par exemple, le suspect pourrait tout de même aller au Camp-Est.
Les violences sexuelles sur des mineurs font partie des fléaux qui touchent les enfants du pays. Une étude de l’Inserm (1) sur les comportements des jeunes Calédoniens vient d’être rendue publique par le gouvernement, qui l’avait commandée.
On y apprend qu’un mineur sur cinq a subi un viol, ou une tentative de viol, au cours de l’année écoulée. Parmi les moins de 16 ans, 11 % affirment avoir subi des pressions ou ont été contraints à accomplir un acte sexuel non désiré. L’immense majorité des cas concerne des jeunes filles. Dans plus d’un cas sur trois, ces violences sont répétées. Les chiffres sont au même niveau au sein de toutes les communautés ethniques.
(1) Institut national de la santé et de la recherche médicale.
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