La 13e édition de la fête du Cerf n’a pas dérogé à la règle. Ambiance conviviale et authentique, cerf, crevettes, écrevisses en pagaille, des exposants sur leur trente-et-un… Et plus de dix mille visiteurs qui ont fait le déplacement pour bramer, manger et… acheter.
6 heures, samedi matin, l’esplanade de la foire et son maître de cérémonie, Jean-Paul Ruzé, sont sur le qui-vive. Bientôt, exposants puis visiteurs vont débarquer en masse. Tout est prêt, il ne reste plus qu’à faire la fête après plus de quatre mois de préparation. Le soleil devrait être de la partie, c’est de bon augure.
8 heures, les premiers amateurs font leur arrivée. Ils sont de suite dans le bain : une odeur de cerf s’échappe des nombreux stands de restauration, en pleine préparation pour le rush de midi.
Sur scène, les premiers concerts du week-end s’enchaînent à un bon rythme. La foule ne cesse de grossir, l’animation phare de la journée va pouvoir être lancée. Pendant ce temps, Jean-Paul Ruzé et toute son équipe courent toujours, les officiels sont arrivés, il faut les accueillir.
Sur le podium, attention âme sensible s’abstenir : une biche va être dépecée de A à Z. Le coup de main est précis, presque artistique. Dans la foule, quelques petits gloussements de dégoût se font entendre. Néanmoins pas assez pour couper l’appétit des cinq mille visiteurs qui sont, à midi, sur le site.
C’est la cohue, brochettes de cerf et de crevettes défilent, les frites ? « Il n’y en a plus ! » Déjà ! Tout le monde est débordé. Mais qui ira s’en plaindre.
« J’ai fait le tour, tout le monde est vraiment très satisfait »
Du côté des stands, même constat, le cru 2008 restera gravé. À 13 heures, il n’y avait plus un seul morceau noble de cerf à vendre ! Du côté des écrevisses, c’est la panique… L’heureuse panique « 100 kg ont déjà été vendus, il ne nous reste presque plus rien », constate joyeusement Liliane.
« J’ai fait le tour, tout le monde est vraiment très satisfait », confirme Jean-Paul Ruzé entre deux animations.
Un cri se fait entendre… Un cerf ? Quelle surprise en arrivant devant le podium où un petit bonhomme, Logan, haut comme trois pommes, vient de ravir à son père le prix du meilleur « brameur ». Bravo.
Le soleil commence à tomber, entre deux rayons les danseurs de Païta émerveillent et les danseuses ensorcellent.
Derrière la scène c’est l’ébullition : Jean-Paul Ruzé continue de courir partout. « Je suis à la recherche de membres du jury pour l’élection de la miss ! » Elles sont quinze à se présenter. Un brin stressées, elles montent sur le podium, se présentent, défilent… Le jury prend son temps. Victorio, l’animateur de ce week-end, fait passer ces longues minutes avec quelques-uns de ses meilleurs jeux de mots.
« La miss Boulouparis 2008 est… Alexandra !!! » Cris de joie, la famille est là, grand sourire du côté de la jeune fille. Boulouparis peut désormais se targuer d’avoir une représentante très charmante.
Le week-end marathon n’est pas fini pour l’équipe du comité d’organisation. Dimanche, c’est reparti avec encore des animations, de la viande de cerf vendue par kilos, des crevettes qui n’en finiront pas d’être décortiquées et… la barre des dix mille visiteurs qui a été dépassée !
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