Une petite quinzaine de personnes, membres du bureau compris, pour l’assemblée générale de l’association Poa Boa Vi Thila, gestionnaire du centre culturel provincial de Koné et un constat : la structure n’a toujours pas été baptisée.
Samedi matin, l’heure du bilan avait sonné pour le bureau de l’association Poa Boa Vi Thila, gestionnaire du centre culturel provincial de Koné. Créée en 2002, la structure est peu à peu montée en puissance, donnant aujourd’hui la pleine mesure de ses moyens humains et financiers. En 2007, l’association peut se targuer d’une belle réussite puisque près de 8 200 personnes ont été concernées par les activités programmées par le centre : 3 572 personnes par celles organisées à Koné même et 4 603 par les activités décentralisées. Outre des animations, Poa Boa Vi Thila a proposé diverses formations et ateliers en photographie, son et lumière, danse et initiation à certaines pratiques artistiques comme la sculpture ou le théâtre. Concernant la sonorisation et l’éclairage, il s’agissait pour le centre « de former des techniciens polyvalents compétents capables d’intervenir dans les manifestations culturelles organisées en province Nord et plus particulièrement dans les centres culturels ». Dans ce florilège de satisfactions, la directrice du centre, Sonia Meuret-Kondolo, a tout de même regretté l’absence d’élus et/ou de représentants de la direction provinciale de la culture lors des réunions de bureau.
« Les visiteurs nous demandent souvent des produits artisanaux »
Elle a aussi pointé du doigt le manque de moyens en personnel « alors même que les missions confiées à l’association concernent toute la côte Ouest ». Autre point « négatif » édicté lors de cette assemblée générale, le centre culturel n’a toujours ni nom, ni logo. « Les propositions doivent venir de l’association, a rappelé Albert Sio, le directeur de la culture à la province. Aux élus, ensuite, de valider ou non. »
La directrice du centre s’est enfin émue de l’absence de point de vente pour les produits artisanaux. « Les visiteurs nous en demandent souvent. Et même si on connaît les artistes, c’est souvent difficile de les joindre par téléphone ou de les rencontrer sur leur lieu de travail. »
Pour ce qui est du bilan financier, l’association Poa Boa Vi Thila reçoit chaque année 34,35 millions de francs de la province Nord : 23 MF pour les activités culturelles et 11,35 MF pour le fonctionnement. De quoi concocter un programme riche et fourni qui sera notamment marqué, cette année, par l’accueil, à Pouembout et au centre culturel du village, du festival Femme Funk, les 3, 4 et 5 octobre. À ce sujet, l’association présidée par Marie-Gislaine Moto, par ailleurs formatrice en danse traditionnelle et contemporaine, lance un appel aux bénévoles qui souhaitent aider à l’organisation (renseignements et inscriptions au 47 11 06).
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