Surnommé ainsi par certains de ses partenaires en raison de l’incroyable énergie qu’il déployait sur les terrains, Christian Karembeu n’a pas perdu ses bonnes habitudes. Même éloigné des pelouses, le Calédonien reste très actif depuis qu’il a annoncé sa retraite sportive le 13 octobre 2005.
Christian Karembeu n’a pas attendu la fin de sa première vie professionnelle pour (r)assurer ses arrières. Une habitude acquise sur les terrains, et qu’il conserve dans une reconversion, à la fois diverse et variée. Jouissant d’une aura prestigieuse sur sa terre natale, l’ancien Madrilène a été sollicité pour vanter les mérites d’une région dont il est l’un des porte-parole les plus fervents.
Ainsi a-t-il été nommé ambassadeur du Groupement d’intérêt économique (GIE) en Nouvelle-Calédonie, afin de faire la promotion du tourisme dans l’archipel. « On m’a sollicité pour représenter mon pays, et j’ai rapidement répondu favorablement à cette requête. Il ne s’agissait pas de rester dans les clichés, mais bien d’aller plus en profondeur pour la culture et le panorama de ce que l’on peut trouver sur l’île, de donner une image pour les professionnels et les touristes. » Par ces mots, le natif de Lifou définissait, le 10 janvier 2008 dans une interview accordée au Nouvel Observateur, la mission qu’il avait acceptée.
« Le foot est un outil d’éducation »
« Pour moi, c’est facile, je suis issue de cette terre. Je suis toujours attaché à mes racines et à l’histoire. Partout où je suis passé, j’ai porté haut les couleurs de mon pays », expliquait l’ancien numéro 19 de l’équipe de France.
Un titre d’ambassadeur que lui a également proposé la Fédération internationale de football (Fifa). « Je ne me suis pas effacé par rapport au foot, je reste toujours proche de ce milieu. Je travaille, avec la Fifa, en tant qu’ambassadeur pour l’Océanie. Ça me parle, je connais les traditions, leur vie quotidienne. Je sais comment aller sur le terrain et dialoguer avec les gens. Le foot est un outil d’éducation, il faut le faire savoir », précisait-il encore dans les colonnes du Nouvel Obs’ en début d’année.
Mais, à ces projets liés de près à ce qu’il connaît de mieux – son pays et le football –, sont venus s’ajouter une multitude d’activités.
De son passage au FC Nantes, il a gardé (au moins) une attache et s’est ainsi mué en copropriétaire d’un restaurant en plein centre-ville de la cité de Loire-Atlantique. Un établissement qu’il possède avec Olivier Quint, ex-joueur du FCNA. L’ancien Sedanais est d’ailleurs l’un des ambassadeurs, avec Lilian Thuram, Patrick Vieira, Zinédine Zidane ou Basile Boli, de la marque de vêtements Kavany (aimer, être tolérant en dialecte africain), lancée par Bruno Assi en avril 2007, et que soutient activement le Kanak. « Je ne suis pas payé. Je le fais uniquement pour le plaisir. Je veux transmettre le message de la marque », précisait-il dans un article d’Économie matin en avril 2007.
Toujours dans la restauration, le double vainqueur de la Ligue des Champions a ouvert une boulangerie industrielle en Floride et possède un client de renom, le Disneyland d’Orlando. Il est ensuite devenu équipementier sportif en fondant une entreprise basée en Sardaigne. « C’est par défi, j’ai besoin de me lancer dans des projets. »
Un cœur gros comme ça
Christian Karembeu est également le parrain de « Cheval Dire ». Une association destinée à accueillir des chevaux maltraités afin de les rééduquer pour qu’ils accompagnent les enfants lourdement déficients. Cette méthode thérapeutique utilise l’animal comme moyen de découverte de nouveaux sentiments, tels que la confiance en soi, la compréhension de l’autre. Elle conduit ainsi à une revalorisation personnelle de l’enfant.
À la demande de la Fifa, il est également devenu un ambassadeur de SOS Villages d’Enfants, une association qui utilise le football comme levier de reconstruction pour les enfants, isolés et en errance. « Ce genre de structures donne un sens à la vie. Nous les adultes, on a tendance à oublier notre rôle, à oublier que toute notre richesse vient de l’enfance », rappelait justement le mari d’Adriana.
On l’aura compris, « Le cheval fou » n’a pas fini de courir, mais redevient, quand son emploi du temps le lui permet, le chevalier servant de celle qui partage sa vie depuis dix ans.
|
Dans la même rubrique |
|
|
 |
|