| Antoine Kombouaré de retour après vingt ans d’absence |
L'entraîneur de Valenciennes, enfant de Kunié, a été reçu hier par la grande chefferie, aux côtés de son « petit frère » Christian Karembeu. Un grand moment d'émotion pour toute la population.
Vingt ans que la Nouvelle-Calédonie n’avait plus revu celui qui est aujourd’hui un entraîneur respecté de la ligue 1, même si les arbitres ne le montrent pas trop à son goût. L’enfant du pays, dont le papa est Kunié et la maman de Lifou, n’est revenu sur le territoire qu’un seul jour, voici deux ans, lors du décès de sa maman. Autant dire que l’émotion était palpable à son retour sur Kunié. Et les cinq cents Kunié qui attendaient les footballeurs à l’aérodrome ont tous eu un mot pour lui ou une pensée à lui envoyer alors que la foule les empêchait de l’approcher.
Aux côtés de Christian Karembeu, « celui qui a été mon petit frère lorsqu’il est arrivé en Métropole », Antoine Kombouaré a présenté la coutume à la grande chefferie de Kunié sitôt son arrivée.
Dans une enceinte vite envahie par de nombreux admirateurs, le grand chef a présenté les deux hommes comme un exemple pour les nombreux enfants présents.
« Quand j’irai aux champs et à la pêche avec vous »
À la question de savoir pourquoi une si longue absence, Antoine répond simplement : « Mon emploi du temps ne correspond pas avec celui de mes enfants. Si j’étais venu, je n’aurais passé qu’une semaine sur le territoire. Avec mon épouse (Calédonienne elle aussi), on a préféré faire régulièrement venir en Métropole nos parents, ils en profitaient beaucoup plus. » Et ce n’est pas Rock, son papa, qui dira le contraire, lui qui retrouvait ainsi tous les deux ans cette lointaine Métropole.
Maintenant qu’il est là et que ses enfants sont devenus grands (24 et 21 ans), Antoine compte bien savourer son retour. Jouant ces quelques jours avec Christian au gardien du temple en tentant de protéger du mieux qu’il peut ses illustres invités, il restera encore un peu sur le territoire et compte bien en profiter un maximum. Il l’a affirmé à la grande chefferie : « Aujourd’hui, vous nous voyez comme des grands hommes mais nous sommes comme vous. Vous le verrez bientôt, quand j’irai aux champs et à la pêche avec vous. »
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