Retour à la Une du jour
jeudi 8 janvier 2009  

 recherche avancée
Nos archives
Si vous ne voyez pas la publicité,
cliquer ici pour télécharger le lecteur Adobe Flash



LoisirsNos dossiersVie pratiqueAlbums photosNos servicesNos contacts Nouvelle-CalédonieNouméaGrand NouméaProvincesSportsPacifiqueArchivesFil RSS de l'édition du jour


  Dossier > 20 ans d'accord - 18/06/2008    
Retour à la page précédente - Cet article a été consulté 1296 fois

Tous les articles du dossier : 20 ans d'accord

La part faite à l’identité kanak
La revendication identitaire d’un peuple dont la culture et le patrimoine ont été « niés ou pillés », selon les termes du préambule de l’accord de Nouméa, a été un puissant ferment de la quête indépendantiste. Vingt ans après, les outils de reconnaissance de cette identité sont là.


Outil de l’Agence de développement de la culture kanak (ADCK), le centre culturel Tjibaou est le symbole prestigieux, mais pas le seul, de la reconnaissance de l’identité kanak.


L’Agence de développement de la culture kanak, l’ADCK, va fêter ses vingt ans l’année prochaine, et son outil opérationnel, le centre culturel Tjibaou, a fêté ses dix ans au début du mois dernier. Signé du prestigieux architecte Renzo Piano, présenté comme l’un des « grands travaux » du président Mitterrand alors que Michel Rocard affirme qu’il lui a fallu le défendre « pendant cinq ans pour que, au-dessus et au-dessous de moi, on ne rogne pas peu à peu le budget au risque d’enterrer le projet », le centre Tjibaou est au cœur des actions de valorisation de la culture kanak, qu’elle soit patrimoniale ou contemporaine. Qu’elle s’exprime par des spectacles, des débats, des rencontres, des expositions, des publications ou des lectures…
Octave Togna, directeur de l’ADCK durant dix-sept ans, se disait en 2006 heureux d’y avoir fait circuler « les petits bouts de paroles », ces échanges qui se répondent et se façonnent, qui en engendrent d’autres. « Ce pays, disait-il, par sa diversité culturelle, ethnique, par son histoire, a besoin de parler. Pas de parler politique, pour ou contre l’indépendance, mais simplement de se parler. Beaucoup estiment que c’est une perte de temps. Eh bien non. Cela donne du sens à nos relations, à la décision prise de construire ensemble. »

Le déclic s’est produit en 2000 avec le Festival des Arts du Pacifique

Pas si simple. Malgré sa prestigieuse beauté, le centre a mis du temps à s’implanter dans les esprits et dans les cœurs. Les Kanak n’y venaient guère, les Européens s’en méfiaient. Restaient les enfants des écoles et les touristes.
Un « round d’observation, commentait récemment Emmanuel Kasarherou, le directeur du centre. Non seulement la forme architecturale pouvait dérouter, mais il y avait aussi une interrogation majeure sur ce projet culturel. À qui ça s’adresse ? Est-ce vraiment pour nous ? D’abord on regarde, on fait le tour. C’est légitime. »
Le déclic, estime-t-il, s’est produit en 2000, lorsque le centre Tjibaou a accueilli une partie du Festival des Arts du Pacifique. « C’est dans le regard de ceux qui venaient d’ailleurs que les gens d’ici ont compris que l’on avait quelque chose d’intéressant, souligne Emmanuel Kasarherou. Depuis quatre ans, ça commence à monter. On a aujourd’hui le sentiment qu’on a tourné une page. On n’a plus à dire aux gens qu’ils peuvent venir. Le centre fait partie du paysage culturel. Il y a un appétit nouveau des Calédoniens pour la culture, comme phénomène de partage et non de division. Ça, c’est nouveau. »

Un contrepoint

Nouveau effectivement. De « l’autre côté », en contrepoint à l’affirmation forte de l’identité kanak, au centre Tjibaou comme au musée de la Nouvelle-Calédonie, s’est développée une revendication identitaire calédonienne. Au travers d’associations, de musées, les « victimes de l’histoire » se sont penchées sur le patrimoine du bagne ou des pionniers, leur patrimoine.
Se pencher sur son passé, c’est préparer l’avenir. On se penche, c’est sûr ; mais chacun chez soi encore. Ce sera gagné quand les poucettes du bagne, les outils des pionniers ou les vestiges des Américains voisineront dans un même établissement avec des poteries Lapita ou des masques de deuil.
Pareil pour la musique locale. Elle a explosé en vingt ans, avec des groupes toujours plus nombreux et mieux formés dans des structures décentralisées. Mais, là encore, les publics ne se mélangent guère. Ce sera gagné quand l’Anse-Vata viendra à la Rivière-Salée écouter du kaneka, et quand les jeunes Kanak iront sur la Nuit du rock. Quand le centre Tjibaou, jugé élitiste dans les quartiers populaires, accueillera aussi les groupes qui pour l’instant se produisent au Mouv’.

 



Si vous ne voyez pas la publicité,
cliquer ici pour télécharger le lecteur Adobe Flash

Résultats 2008
Edition du 09/05/2008
 
Voir tous les articles







<janvier 2009>
lmmjvsd
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930311
2345678
Depuis le 3 janvier 2008



Horoscope

Convertisseur de devises

Transport maritime

Nos contacts
Si vous ne voyez pas la publicité,
cliquer ici pour télécharger le lecteur Adobe Flash


Météo

Belep
Boulouparis
Bourail
Canala
Dumbéa
Farino
Hienghène
Houaïlou
Ile des Pins
Kaala-Gomen
Koné
Kouaoua
Koumac
La Foa
Lifou
Maré
Moindou
Mont-Dore
Nouméa
Ouvéa
Ouégoa
Païta
Poindimié
Ponérihouen
Pouébo
Pouembout
Poum
Poya
Sarraméa
Thio
Touho
Voh
Yaté

 

Je m'abonne aux Nouvelles Calédoniennes

Les annonces des Nouvelles Calédoniennes
Imprimer l'article  Retour en haut de la page
Copyright © Les Nouvelles Calédoniennes 2009 - Tous droits réservés - Mentions légales