Carburant à l’œil
Les agents municipaux ont accès à une pompe à gasoil, réservée aux véhicules de la commune.
Faute de contrôle, les abus sont nombreux. En 2006, 15 000 litres ont disparu (sur 87 000), soit une perte de 1,5 million de francs.
Outillage gratuit
Les outils des services techniques ne sont pas bien inventoriés. Du coup, le petit matériel disparaît fréquemment. En 2007, le budget d’achat annuel était épuisé dès le mois d’avril. Plus largement, les dépenses des services techniques ont bondi de 144 %, entre 2001 et 2005, pour atteindre 4,5 millions. Deux fois plus que les communes de taille semblable.
Chères études
Un grand nombre d’études « superficielles » a été commandé par la commune, sans raison apparente. Exemple : une étude sur un projet de cuisine centrale. La CTC note que la commune possédait plusieurs équipements semblables, en état de marche. Elle n’avait même pas la place pour installer la nouvelle. Et le prestataire a rendu un travail « sommaire », resté sans suite. Coût : 3,4 millions.
Viande de luxe
En 2002, la boucherie du village a fermé. La commune a investi 42,5 millions pour la rouvrir, sans étude de marché. Trois ans plus tard, le nouveau boucher est reparti. Depuis les locaux sont déserts.
Pompiers à sec
En 2005, le projet d’un centre de secours a été lancé. Un pompier professionnel a été engagé, puis formé en Métropole. Mais il a démissionné en cours de route. Un camion (20 millions de francs), un pick-up (2,5 millions) et une voiture (1,7 million) ont été achetés. Mais le bâtiment n’a jamais été construit. Et le centre ne fonctionne pas.
|
|