| Lenka Méréatu : Le rodéo dans la peau |
Cette fille de Pouembout a grandi entourée de garçons. Résultat, Lenka Méréatu a la passion du rodéo chevillée au corps. À 24 ans, la jeune mère de famille n’a peur ni des chutes, ni des coups.
« Aujourd’hui, si je suis ici, c’est parce que mon compagnon me laisse vivre ma passion à fond. Et pour ça, je ne le remercierai jamais assez. » Quand on lui demande de parler d’elle, Lenka Méréatu pense aussitôt à sa famille.
À son fils Aymeric, « le bonheur de ma vie », et à son copain, Valéry. « Lui et moi, on se connaît depuis qu’on a 13 ans. Il sait combien le rodéo est important pour moi. Il me laisse faire, même si je l’abandonne tous les week-ends à la maison pour participer aux compétitions du coin. »
Samedi, à Pouembout, Lenka était la seule fille à se frotter aux chevaux et aux taureaux. Et ça ne l’intimidait pas plus que ça. « J’ai grandi dans ce milieu et je pratique depuis que je suis toute petite, explique-t-elle dans un sourire. C’est vraiment une tradition dans la famille de monter à cheval et de faire du rodéo. La question de pratiquer ou non ne se posait même pas. »
La selle dans une main et le casque dans l’autre, Lenka ne semble avoir peur de rien. Et surtout pas de la chute. « Je suis tombée tellement souvent que je n’y pense même plus. Si vous saviez combien de fois mes parents ont dû m’emmener à l’hôpital… »
De toute façon, cette jeune fille pleine d’allant n’a jamais eu peur d’être différente. Après des études au collège de Koné, elle est partie au lycée Petro Attiti, puis a passé une année au lycée Champagnat avant de devenir ouvrier électricien. Samedi, la fille du pays - Elle est née à Pouembout voilà vingt-quatre ans maintenant - avait quand même un peu le trac au moment de participer à son premier rodéo sur taureau.
« Je m’entraîne souvent, mais toujours sur des chevaux. Et jamais en public. » Même si le taureau en question ne lui a guère laissé le temps de montrer ce dont elle est capable, Lenka Méréatu a bien l’intention de se rattrapper au cours des prochaines semaines. « Le championnat commençait aujourd’hui (samedi en fait). Maintenant, je suis prête à participer à tous les rodéos qui arrivent, à ceux de Koumac et de Bourail notamment. »
Celle qui rêve d’aller en Australie « côtoyer les pros de la discipline » n’a pas fini de faire parler d’elle. Et, entre nous, un petit bout de femme dans ce milieu exclusivement masculin, ça ne peut pas faire de mal !
|
Dans la même rubrique |
|
|
 |
A la une |
|
|
 |
|