La semaine dernière, quarante-six bénévoles, originaires de plusieurs pays du Pacifique étaient à Poé. Ils ont participé à une formation organisée par la Plate-forme d’intervention régionale océan Pacifique Sud (Pirops) pour standardiser leurs techniques d’intervention.
Quand l’une des îles du Pacifique Sud est victime d’une catastrophe naturelle (tremblement de terre, cyclone, éruption volcanique, élévation des océans, tsunamis…), la Pirops alertée doit intervenir. Elle déploie alors sur la zone concernée des moyens matériels et des équipes de bénévoles, formés et entraînés pour répondre aux urgences d’ordre humanitaire (acheminement et distribution d’eau potable, premiers soins, distribution de kit hygiène, fabrication d’abri temporaire…). Également, la Pirops effectue en amont un travail de sensibilisation en informant les populations des risques liés aux catastrophes naturelles.
Elle intervient en coopération avec les autorités publiques et les autres sociétés nationales telles que la Croix-Rouge ou le Croissant Rouge. Pour mener à bien ses missions, la plate-forme d’intervention peut compter sur une équipe de bénévoles compétents, mobilisable en 48 heures et pouvant être déployée en moins d’une semaine dans la zone touchée. Ces derniers, pour être encore plus efficaces sur le terrain, sont régulièrement formés.
C’est dans ce cadre que Malek Akchour, directeur de la Pirops, a mis en place, au Centre d’accueil permanent de Poé, une formation sur les techniques de distribution en cas de catastrophes naturelles. Pour les besoins de la formation, les organisateurs ont simulé, grandeur nature, la situation d’un pays touché par un tremblement de terre.
Une équipe de bénévoles compétents pouvant être déployée en moins d’une semaine
« Outre le côté formation, ce stage a également pour but de standardiser nos techniques avec les responsables des Croix Rouges du Pacifique », a souligné Malek Akchour.
Deux représentants de chaque pays de la zone Pacifique Sud (Îles Cook, Fidji, Kiribati, Papouasie Nouvelle-Guinée, Samoa, Tonga, Vanuatu, Australie et Nouvelle-Zélande), ainsi que deux bénévoles de Métropole, ont assisté à cette formation. Pour la circonstance, un véritable village a été érigé dans le cadre verdoyant du CAP de Poé.
« Cette installation a donné l’occasion aux stagiaires, de se former à la technique rapide du montage des tentes », a indiqué, le directeur.
La formation s’est bien déroulée et malgré les heures de travail intensif exigées des stagiaires, la bonne humeur a été de mise tout au long de la semaine.
Au début du mois de novembre, un nouveau stage sera organisé cette fois-ci sur le thème « le traitement d’eau supplémentaire ».
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