Depuis trois ans, l’association Les Petits gestes intervient au collège pour aider les élèves de sixième en difficulté. Son travail est malheureusement limité par le trop petit nombre de bénévoles.
Ils sont aujourd’hui dans la vie active, mais ils n’en oublient pas pour autant les bancs de l’école. Les bénévoles de l’association Les Petits gestes sont tournés vers les autres. Et plus particulièrement vers les élèves en difficulté. « Les enfants qui arrivent au collège ont un potentiel. Mais, faute de réussir à comprendre les énoncés, ils se retrouvent en échec scolaire. »
Pour Stéphane Hénocque, l’un des membres de l’association, il suffit souvent d’un minimum d’écoute pour relancer la machine. « Il y a beaucoup de pensionnaires au collège. Alors, c’est sûr, il y a l’étude surveillée, mais chacun doit se débrouiller tout seul, sans soutien personnalisé. Résultat, au bout d’un moment, les plus fragiles se découragent et ratent leur scolarité, alors qu’ils ont tout pour réussir. » Stéphane et ses amis le constatent chaque semaine. « Il suffit souvent de reformuler l’exercice pour qu’ils le réussissent. »
Cette année, les huit bénévoles de l’association suivent douze élèves, tous en sixième. « Parce que c’est une classe charnière, parce que les bénévoles ne sont pas des enseignants professionnels et qu’il est plus facile d’expliquer à des sixièmes qu’à des troisièmes, et parce qu’il faut effacer les lacunes du primaire. »
L’équipe se relaie à raison de trois encadrants par séance, sachant qu’un intervenant rétribué par la province Nord, en l’occurrence Marius Poigoune, assiste et participe à tous les cours de soutien.
« Il y a l’étude surveillée, mais chacun doit se débrouiller tout seul, sans soutien personnalisé »
Concernant l’utilité du dispositif, Stéphane Hénocque, par ailleurs assistant du directeur du programme de conservation de la forêt sèche de Nouvelle-Calédonie, se veut lucide. « Quand ils quittent le CM2, beaucoup d’enfants ne savent pas faire une opération, ne maîtrisent ni la lecture ni l’orthographe. Il leur faut assimiler tant de choses à la fois qu’ils finiraient par baisser les bras s’ils n’étaient pas aidés. » Basé sur le volontariat - « On voulait des élèves motivés » -, le soutien scolaire est proposé deux fois par semaine, le mardi et le jeudi, de 17 heures à 18h30. Avec pour cibles privilégiées l’aide aux devoirs, mais aussi les révisions et, parfois, « une ouverture sur des sujets qu’ils ne traiteraient pas en temps normal ». L’an passé, le groupe a ainsi travaillé sur Che Guevara.
L’année précédente, les élèves ont pu s’initier à l’art du cirque. « Nous voulons aider les enfants à aller plus loin, ajoute Stéphane en forme de conclusion. Mais aussi et surtout les aider à s’épanouir, leur faire comprendre qu’ils peuvent apprendre en s’amusant. »
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