| Koné revendique son identité océanienne |
Elle a voulu une grande journée d’échanges et de partage. Samedi, à l’aire de repos, la municipalité de Koné, et sa population, ont célébré l’Océanie dans toute sa diversité ethnique et culturelle.
Samedi, 8 heures, à l’aire de repos. Si l’humidité de la nuit se fait encore un peu sentir, les premiers rayons de soleil annoncent une journée chaude. Tout ce qu’il fallait pour la première édition de la fête océanienne organisée par la municipalité de Koné. Certains exposants sont installés depuis 6h30. Ils sont une vingtaine répartis un peu partout sur le site. Chacun a fait un effort particulier de décoration, montrant s’il en était besoin, leur volonté de faire de cette journée un moment mémorable. Les communautés kanak, vanuataises, européennes, indonésiennes et tahitiennes se mélangent dans un joyeux brouhaha. L’ensemble est coloré et déborde de gaieté. À l’entrée du site, les femmes d’Atéou s’affairent dans la cuisine improvisée. Elles préparent un de ces plats traditionnels dont elles ont le secret, un « binâ » fait de feuilles de marguerites sauvages remplies de coco haché et cuites au lait de coco. Une douceur qu’elles s’empresseront de faire déguster au public dès qu’elle sera prête. Les femmes ne sont pas venues qu’avec leur savoir-faire. Elles ont aussi apporté des paniers garnis d’oranges, de fruits de la passion et de citrons. Un peu plus loin, ce sont les plantes qui attirent l’œil. Des plantes ornementales, des fleurs, des arbres fruitiers…
« Cette fête symbolise ce que Koné est appelée à devenir, une ville pluriethnique où chacun doit pouvoir trouver sa place »
Devant le podium, trône une sculpture monumentale que les artistes de Koné ont tenu à réaliser pour matérialiser à jamais cette première édition de la fête. Réalisée dans du bois-de-fer, elle représente l’Océanie dans toute sa splendeur avec son soleil, ses margouillats… Quand tout le monde sera reparti, elle sera la seule à rester là, les services techniques devant l’installer en bonne place, au sommet de l’aire de repos. Pour Gisèle Oudaré, la première adjointe, « cette fête symbolise ce que Koné est appelée à devenir, une ville pluriethnique où chacun doit pouvoir trouver sa place ». Maria Waka, l’adjointe chargée de l’organisation, évoque elle aussi « la construction du destin commun » et la valorisation du concept même de ville océanienne que l’équipe municipale a défendu lors de la précédente campagne électorale. Tout au long de la journée, le public a ainsi assisté à des démonstrations de danse, de tressage de feuilles de cocotiers ainsi qu’au concours d’épluchage de cocos. Le tout dans une ambiance particulièrement décontractée et amicale. Visiblement, la fête océanienne a atteint son objectif de fédérer l’ensemble de la population. Elle a aussi permis aux différentes communautés de mieux se connaître et de partager leurs richesses respectives.
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