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  Provinces > Province Nord > Province nord - 01/08/2008    
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Tous les articles du journal du 01/08/2008

De fêtes en marchés, le Nord soigne sa promo
Tourisme province Nord a initié le mouvement écotouristique via les week-ends découvertes. Les communes ont repris la formule à leur compte et veulent montrer que la province possède d’autres richesses que le seul nickel.
Entre les produits du terroir et de la pêche, les raids et la musique, le tourisme peut représenter une alternative économique intéressante et surtout pérenne. La preuve par treize (rendez-vous) pour le seul mois d’août.

Envie de crabes bien frais ? Passionné de kanéka ? Tenté par une recette d’igname ? Séduit par la découverte d’une tribu ? Le Nord doit pouvoir répondre à toutes ces attentes au cours du seul mois d’août. Et pas dans une seule commune, si l’on en juge le programme des festivités fourni par Tourisme province Nord.
Touho, Poya, Poindimié, Koné, Houaïlou, Voh, Poum… Elles s’y sont toutes mises ou presque, pour séduire le touriste. Si, aujourd’hui, le GIE Tourisme province Nord n’est plus que partenaire financier et technique des communes, c’est lui qui a lancé le vaste mouvement touristique du Nord en mettant sur pied ses fameux week-ends découvertes. « À l’époque, en 2003, les gens du Nord ne savaient pas ce qu’était le tourisme, explique Henri Maniquant, le directeur de la structure. Ni l’enrichissement que peuvent apporter les rencontres entre différentes cultures, ni l’apport financier que cela représente. » Une chose est sûre, la formule du forfait - hébergement, restauration et activités - a séduit. Les visiteurs -en six ans, plus d’un millier de personnes en ont profité - et les locaux qui ont découvert qu’ils pouvaient arrondir leurs fins de mois sans bouleverser leur vie au quotidien et sans véritablement changer leurs habitudes. « Dans cette histoire, tout le monde a été gagnant. Les Européens, pour ne citer qu’eux, ont eu une ouverture sur la vie tribale qu’ils n’auraient sans jamais eue autrement, et les locaux ont vu là un bon moyen de faire connaître leur milieu de vie tout en écoulant leurs produits. »

« À l’époque, en 2003, les gens du Nord ne savaient pas ce qu’était le tourisme »

En jouant sur le tout organisé avec un minimum de circulation d’argent pendant la manifestation, le GIE a montré que le Nord avait une carte intéressante à jouer. Et les communes n’ont pas manqué de reprendre la balle au bond. La plupart ont d’ailleurs embauché un animateur communal. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Pas un week-end ne se passe désormais sans que ne soit proposée une animation. Pour le seul mois d’août, on recense treize manifestations différentes dans le Nord. Certaines communes profitent d’ailleurs d’un banal marché ou d’une sempiternelle fête de la Musique pour proposer une découverte en profondeur de ses richesses. Ainsi, à Touho, la fête agricole sert de prétexte à des randonnées pédestres sur les chemins balisés avec des guides locaux spécialement formés par le GIE province tourisme province Nord. « Cela permet aux visiteurs qui ne les connaissent pas de découvrir les cascades de Warri et de Kokingone », explique-t-on à la mairie. À Ponérihouen, c’est tout un pan de l’histoire communale que l’on se propose de raconter au travers de la fête de l’igname et du café. « Pour nous, c’est la plus grosse manifestation de l’année, commente Jean-François, l’animateur communal, qui finalise la septième édition. Avec 6 000 personnes en moyenne et près de 11 millions de francs d’entrées, on n’a pas le droit de se louper. »

La fête de la culture océanienne, à Koné, en juillet dernier, a bien montré qu’il y avait un public pour tout ce qui touche aux traditions. Ici, des femmes d’Atéou en pleine préparation de « binâ », un plat traditionnel fait de feuilles de marguerite sauvage et de coco râpé, le tout cuit dans du lait de coco.


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