| Les bienfaits de la communication |
Pour leur deuxième rencontre de l’année, trente élèves des établissements du conseil des lycées de la DDEC ont pris leurs quartiers trois jours durant à la tribu d’Azareu. L’occasion pour eux de faire le point sur les projets en cours ou à venir.
Le conseil des lycées de la Grande Terre de l’enseignement catholique (CLEC), animé par le service pastoral de la DDEC (Direction diocésaine de l’enseignement catholique), a vu le jour en février 2005. Son organisation et sa mise en place ont été conçues comme une réelle opportunité pour les lycéens volontaires de prendre certaines responsabilités dans divers domaines de la vie scolaire : projets d’activités, prévention et lutte contre la violence, amélioration du dialogue entre les jeunes et les adultes… Il est surtout un espace d’écoute des préoccupations des jeunes.
Actuellement, le CLEC comptabilise une quarantaine de pilotes (deux à quatre élèves volontaires par lycée sur les dix que compte la DDEC). Ils se réunissent régulièrement comme ce fut le cas le week-end dernier à l’internat Jean-Bosco d’Azareu. La nouveauté, cette année, consiste à mettre en place des modules de formation durant les week-ends. C’est dans ce cadre qu’un temps de formation a été consacré à la communication entre jeunes et adultes. Jean-Claude Becker, chargé de mission d’action éducative, de prévention et de formation des éducateurs, et Christiane Léopold, formatrice à la DDEC, ont animé ce rendez-vous. Marjolaine Hudiant, professeur de français au lycée Gabriel-Rivat, à Pouébo, a également participé à cette rencontre.
« Prendre des responsabilités, c’est avant tout assumer ce que l’on fait ou pas »
Celle-ci avait pour but de faire le point sur les projets et les actions menées au sein des lycées. « Les week-ends sont des moments privilégiés pour s’exprimer et échanger sur les problèmes rencontrés », a souligné Jean-Claude Becker.
La particularité du CLEC tient au fait que les jeunes animent eux-mêmes débats et discussions. Les adultes accompagnateurs sont là pour les aider à s’exprimer, à aller au bout de leur pensée, permettre un réel discernement quant aux choix qui sont posés et les assumer. Lorsqu’il y a dysfonctionnement, c’est une opportunité pour les accompagnateurs de les aider à essayer de trouver des réponses témoignant d’une réelle prise de responsabilité. « Prendre des responsabilités, c’est avant tout assumer ce que l’on fait ou pas, ce que l’on dit ou pas. C’est un long et délicat travail pour les accompagnateurs », a insisté Jean-Claude Becker.
Cette volonté de concevoir un conseil des lycéens s’inscrit dans une dynamique éducative selon le projet global de l’école catholique. « Cela s’apprend ! Comment arriver à se mettre à la place de l’adulte pour engager avec lui un échange constructif ? Si les adultes se forment souvent, les jeunes eux aussi sont conduits à se former de plus en plus dans les domaines autres que les apprentissages strictement scolaires », a conclu l’accompagnateur.
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