| Un nouveau projet dans le vent |
Bientôt dix-huit éoliennes de plus sous le vent du Mont-Dore, où une sixième ferme est en cours de réalisation. L’an dernier, la commune a été alimentée par cette seule source d’énergie renouvelable durant l’équivalent de soixante jours.
Une nouvelle ligne d’éoliennes s’annonce à l’horizon du Mont-Dore. Les travaux ont commencé depuis quelques semaines et, à terme, dix-huit aérogénérateurs vont dessiner leur silhouette sur la crête du col N’Go, dans le Grand Sud. Réalisée par la société Aérowatt, la ferme éolienne de Toango, ou Touongo, a pour objectif de distiller ses premiers kilowatts/heure au début de l’année prochaine.
Une production électrique qui s’ajoutera à celle des cinq petites fermes déjà présentes dans la région. D’après EEC, avec la mise en route progressive de celle du mont Mau, « on est passés de 15,6 mégawatts d’installés, en début 2007, sur tout le réseau du Mont-Dore, à 19,8 mégawatts en janvier 2008 ».
Elle est loin l’année 1996 où, au-dessus de Plum, la société tentait le pari des éoliennes de Negandi, les première de Calédonie. Aujourd’hui, elles sont 135 en exploitation et le gros du parc calédonien est concentré sur quelques kilomètres carrés de Grand Sud : le Mont-Dore compte 81 engins.
C’est ce que Stefan Sontheimer, directeur délégué d’Aérowatt pour la Nouvelle-Calédonie, appelle « une commune au gisement éolien important ». Propice, pour plusieurs raisons, à la production de cette énergie renouvelable dont la valeur est de plus en plus prise en compte : par son exposition au vent, par sa proximité physique et en termes d’accès au réseau de distribution d’EEC.
Du coup, les Mondoriens tournent au vert une partie de l’année. En 2007, 45 % de l’énergie électrique consommée sur la commune était d’origine éolienne (en données nettes, qui prennent notamment en compte l’énergie utilisée par les éoliennes elles-mêmes ou les pertes sur le réseau). Aux jours les plus fastes, le surplus a même été réinjecté sur Nouméa et une petite partie de Dumbéa. Eole a même fourni toute l’énergie du Mont-Dore à lui seul durant 1 446 heures. Près de soixante jours !
Calculette à l’appui, EEC estime que depuis 1996, les fermes éoliennes du Grand Sud ont évité la consommation de 27 390 tonnes de gazole * (dont un peu plus de 5 000 en 2007), et donc l’émission de 85 450 tonnes de dioxyde de carbone (un peu moins de 15 900 tonnes en 2007).
* Selon une référence de l’Institut de la statistique et des études économiques : un mégawatt/heure correspond à 0,222 tonne de gazole, et un kilo de gazole produit 3,12 kilos de CO2.
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