Ce week-end encore, il n’y avait pas d’eau au robinet. Un problème récurrent que la commune a pris en main il y a un peu plus d’un an. La première étape de ce grand chantier est en train de se terminer avec l’élaboration d’un schéma directeur d’alimentation en eau potable.
Avoir de l’eau au robinet, ça paraît assez logique. Ce n’est, malheureusement, pourtant pas systématique. À Hienghène, comme dans beaucoup d’autres communes de la côte Est, les tuyaux sont régulièrement à sec. Et lorsqu’ils se remplissent à nouveau, le liquide qui en sort ressemble davantage à un bouillon de culture qu’à une eau de source.
À qui la faute ? « Du gaspillage, des fuites… On ne sait pas encore dans quelle mesure ces deux facteurs interviennent. Et puis l’essentiel du réseau date des années quatre-vingt, il nécessite un peu d’entretien », explique Christian Laplaud, le président de la société métropolitaine G2C.
Cette société a été engagée par la mairie pour élaborer un schéma directeur d’alimentation en eau potable. En clair, il s’agit de dessiner, noir sur blanc, le cheminement de l’eau de la commune. Depuis les sites de captage, dans la chaîne, jusqu’à son arrivée dans nos robinets.
Et forcément, ça ne se fait pas du jour au lendemain. « Il y a tout de même 140 kilomètres de réseau. La principale difficulté, c’est que l’on travaille dans des endroits pas toujours accessibles. Il faut du temps pour arriver jusqu’au captage », justifie Sébastien Coudert, l’ingénieur chargé de l’étude sur le terrain. Une étude qu’il a débutée il y a un an et qui s’est terminée la semaine dernière, après plusieurs missions sur le terrain. Mais cela ne signifie pas que le schéma directeur est établi, il faudra encore quelques mois pour rendre toutes les conclusions.
« Principale difficulté, on travaille dans des endroits pas toujours accessibles »
Car il ne s’agit pas que d’un simple dessin. « Ça doit aussi servir à résoudre plus facilement les problèmes », insiste Sébastien Coudert. Lorsqu’il y a une surconsommation, par exemple, le schéma directeur doit permettre de détecter rapidement la fuite. Voire anticiper l’endroit susceptible d’être à l’origine d’un problème avant que celui-ci ne se produise.
Dernière chose, le schéma doit tenir compte de l’évolution des besoins de la commune dans les années à venir. « S’il y a des projets d’hôtels, de lotissements ou autres, la commune pourra savoir quelles sont les installations supplémentaires à réaliser afin de répondre auxx besoins en eau potable. »
En résumé, l’étude devrait améliorer la distribution de l’eau, sa qualité, tout en répondant aux besoins en eau potable dans les vingt ans à venir. Un programme ambitieux que la mairie de Hienghène souhaite mettre en œuvre, tant pour ses administrés que dans la perspective de son développement touristique.
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