| Feu vert pour la brigade verte |
Onze personnes se préparent actuellement au CFPPA de Pouembout à devenir les premiers écogardes de la province Nord. La brigade verte sera chargée de présenter les réglementations environnementales en vigueur, mais aussi, au besoin, de réprimer les infractions.
La réglementation chasse-pêche évolue sans cesse. Pour la faire connaître et la faire respecter, la province Nord a souhaité mettre en place une brigade verte. Ces « gardiens » de l’environnement auront pour missions de sillonner les terres du Nord et d’aller à la rencontre de la population. D’abord pour informer et sensibiliser sur la législation en vigueur, ensuite pour contrôler et sanctionner les éventuels contrevenants.
Mais avant d’en arriver là, il fallait former ces gendarmes d’un nouveau genre. La province a donc sollicité le CFPPA (Centre de formation professionnelle et de la promotion agricole) de Pouembout qui a mis en place une section BTS agricole Gestion et protection de la nature. La formation, qui dure neuf mois, doit permettre aux étudiants de connaître non seulement la biodiversité locale, mais aussi les tout derniers textes en matière de réglementation.
« Cette formation est calquée sur une formation diplômante, explique Camille Antoine, formatrice en écologie au CFPPA. Nous avons choisi de recruter des personnes de niveau bac +2, sachant que, sur les onze actuellement inscrites, neuf pourront prétendre aux postes d’écogardes créés par la province Nord d’ici la fin de l’année. »
« Neuf personnes pourront prétendre aux postes d’écogardes d’ici la fin de l’année »
Pour parfaire la culture de terrain des stagiaires, le CFPPA a fait appel au Centre d’initiation à l’environnement (CIE) de Koné qui a emmené tout ce petit monde dans les milieux naturels que sont la mangrove, la forêt sèche, les zones dévastées par le feu… Dernièrement, le groupe a pu se rendre sur le centre minier du Kopéto, à Népoui, et découvrir ce qui se fait en matière de protection environnementale.
« Depuis 1975, qui fut l’année charnière de l’activité minière en Nouvelle-Calédonie, il y a eu une prise de conscience et donc des changements majeurs en termes de pratique, leur a notamment expliqué Frédéric Bart, responsable environnement à la SLN. La gestion des stériles miniers et des eaux de ruissellement, les sondages, la revégétalisation… Tout ceci a fortement évolué ces dernières années. »
De son côté, le CIE, qui s’est donné pour mission de « faire connaître le patrimoine naturel pour mieux le préserver », prend son rôle très à cœur. « Nous avons passé des conventions pour faire des formations sur les milieux naturels et sur certaines problématiques environnementales en Nouvelle-Calédonie, explique Audrey Hersen, une des deux animatrices de Koné. Dans ce cas précis, je participe en tant que formatrice sur des thèmes bien définis comme les feux ou la problématique des déchets. »
Reportage : Christine Ragaj avec Valérie Mahé
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