| Koné : L’internat de l’Immaculée toujours en suspens |
Sa construction avait débuté alors que le permis de construire n’avait pas encore été obtenu. L’internat de l’école Immaculée est aujourd’hui quasiment terminé, mais il attend une dérogation de la province pour ouvrir. De son côté, la municipalité milite pour un déménagement de la structure du côté du collège.
Il devait remplacer l’internat de Tiaoué, fermé en cours d’année dernière pour cause d’insalubrité, et ouvrir au mois d’août dernier. Quoiqu’il arrive, l’internat de l’Immaculée n’ouvrira pas avant la rentrée 2009. Et seulement s’il obtient une dérogation provinciale quant à l’installation du réseau d’assainissement. Mais revenons en arrière… Nous sommes au début de l’année 2008. La DDEC (Direction diocésaine de l’enseignement catholique) lance la construction de l’internat de l’école de Koné tout en déposant une demande de permis de construire auprès du service compétent de la province, à savoir la Dan (Direction de l’aménagement Nord). Le chantier est bien avancé quand ce même service suspend la demande de permis et exige la mise en place d’un réseau d’assainissement ICPE (Installation classée pour la protection de l’environnement).
S’en suivent des discussions de couloir qui, selon André-Jean Léopold, le directeur de la DDEC, aboutissent à une dérogation de principe en attendant la rénovation globale de l’établissement prévue dans les prochains mois. Une dérogation, (information non confirmée par le secrétariat général de la province), sur laquelle s’appuie la Ddec pour poursuivre l’édification du bâtiment. L’affaire aurait pu en rester là si les élus de Koné ne s’étaient émus de la situation (lire ci-dessous).
À l’heure actuelle, il semble que les deux parties (la DDEC et la province) aient trouvé un terrain d’entente sur la fameuse dérogation et que l’internat puisse être opérationnel pour la prochaine rentrée scolaire. « Nous attendons que tout soit en ordre au niveau administratif pour terminer les derniers petits travaux qui restent, confirme Alexandre Ribere, le directeur de la division du second degré de la DDEC. Il faudra ensuite laisser la commission sécurité faire son travail. »
« La rénovation de l’école est inéluctable »
Parallèlement, la DDEC a fourni aux services provinciaux le projet de reconstruction de l’école. Un projet conséquent qui se monte à près de 300 millions et dont le financement reste à trouver. « La zone VKP est appelée à se développer et nous le constatons chaque année par une augmentation des élèves, conclut Alexandre Ribere. La rénovation de l’école est donc inéluctable. »
Même si les responsables s’étaient passés, de leur propre aveu, de cette publicité imprévue, l’histoire de l’internat a eu le mérite de pointer du doigt ce qui risque fort de devenir le problème majeur de Koné dans les prochaines : années le sous-dimensionnement des écoles par rapport à l’augmentation de population annoncée.
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