Après Koumac l’an dernier, c’est au tour de Koné de recevoir le village festivalier du Festival Femmes Funk, les 4 et 5 septembre prochains. Une occasion unique selon Sonia Meuret-Kondolo, la directrice du Centre culturel, de s’ouvrir à des musiques venues d’ailleurs.
«On vient ici en pionniers. On fait ce qu’on sait faire et après on tire les enseignements. C’est une aventure dont personne ne connaît l’issue. » Ces paroles, Marie-France Auguet, la présidente de l’association organisatrice Towanda Prod, les a prononcées l’an dernier, à quelques minutes de l’ouverture du village festivalier de Koumac.
Il faut croire que l’aventure lui a plu puisque le festival Femmes Funk a décidé de revenir dans le Nord. Il sera à Koné, sur le site du Centre culturel, les 4 et 5 octobre. « Déjà, l’an passé, l’association Poa Boa Vi Thila (qui gère le centre) s’était positionnée pour accueillir la manifestation, commente Sonia Meuret-Kondolo, la directrice du centre. Cela ne s’était pas fait, mais nous espérions bien réussir cette année. »
L’équipe du centre a réussi à convaincre les organisateurs et à trouver les fonds nécessaires (près de 10 millions de francs) pour offrir aux gens du Nord un festival de haute tenue. Et elle n’est pas peu fière. « On aime le concept, tout simplement. Un festival qui privilégie les belles voix, la qualité artistique, des musiques qui viennent d’ailleurs, mais aussi qui laisse une large place aux enfants, ça ne pouvait que nous plaire. »
« Le public va avoir l’occasion de rencontrer des artistes d’exception qui ont des choses à dire »
Même si personne ne sait aujourd’hui l’accueil qu’il va recevoir auprès de la population, toutes les personnes impliquées dans sa venue ne tarissent pas d’éloges sur son contenu. « Le public va avoir une belle occasion de rencontrer des artistes d’exception qui ont des choses à dire. De découvrir aussi autre chose que ce qu’il a l’habitude d’écouter et de voir. »
Ceux qui sont allés à Koumac ou à Nouméa savent que cette manifestation est axée sur la rencontre avec l’autre et qu’elle se déroule dans une ambiance aussi conviviale que chaleureuse. Les municipalités du Nord l’ont compris qui, pour la plupart, ont affrété des cars pour permettre aux gens, quel que soit leur lieu de résidence, de venir assister à la vingtaine de concerts proposés.
Après une mise en bouche à Pouembout, le 3 octobre, dans un château Grimigni chargé d’histoire, le village ouvrira ses portes dès le samedi après-midi pour une activité quasiment non-stop jusqu’au dimanche soir. « On souhaite vraiment que le maximum de gens viennent, conclut Sonia Meuret-Kondolo. Et profitent de la présence des nombreux artistes locaux et internationaux pour se dépayser et s’ouvrir vers l’extérieur. »
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