| Tiébaghi, futur musée minier |
Cécile Orosco, chargée des musées pour le compte de la Direction de la culture de la province Nord, a présenté, vendredi, à la mairie, le projet du musée de la Mine du Grand Nord.
aCette présentation s’est faite en présence d’Albert Sio, directeur de la culture de la province Nord, initiatrice du projet. Elle s’adressait au maire, Wilfrid Weiss, et aux élus municipaux. Henri Reuillard, président de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine minier et historique du Nord calédonien (ASPMHNC) faisait également partie de l’assistance.
Cette présentation, portant notamment sur le calendrier des travaux, la gestion et le fonctionnement du musée, est le fruit d’un an de travail. C’est sur le vieux village minier de Tiébaghi, mis en valeur depuis plusieurs années par l’ASPMHNC avec le soutien financier de la province, que la Direction de la culture a jeté son dévolu pour en faire un musée de la Mine du Grand Nord.
« Aujourd’hui, nous sommes dans une phase de mise en place d’un projet scientifique culturel, selon une exigence de la Direction des musées de France pour pouvoir bénéficier de son soutien. C’est donc penser le projet en termes d’aménagement à court et long termes… » a précisé le directeur de la culture.
Ce musée se composerait de deux espaces regroupant les vestiges miniers des communes de Koumac, Ouégoa et Poum, datant de trois périodes : avant 1880, de 1880 à 1990 et de 1990 à nos jours. Ce site et son utilisation pourraient être gérés par le gouvernement, la province Nord, les communes concernées et la SLN.
Pour les élus provinciaux, ce projet doit être un élément fédérateur. Initialement appelé le musée de la Mine du Grand Nord, il pourrait finalement s’intituler Les exploitations minières du Grand Nord calédonien. Il entre dans le cadre de la création de différentes structures en province Nord, chapeautées par la direction de la culture. « Le Nord étant riche d’un patrimoine minier composé de bâtis et de sites classés, la province a opté pour une stratégie de valorisation de ces sites, pour qu’ils deviennent un élément de la citoyenneté en Nouvelle-Calédonie. Les populations pourront se les approprier pour en faire un élément de leur histoire », argumente Albert Sio.
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