Lucien, un collégien en troisième d’insertion professionnelle à Tadine, a choisi sa voie. Une formation en alternance
lui a permis d’être déterminé à devenir maçon.
Alors que certains jeunes hésitent encore à choisir la carrière qu’ils embrasseront plus tard, d’autres au contraire n’attendent pas pour se déterminer. Beaucoup parmi ceux-là ont hâte, en effet, de se trouver projetés dans la vie professionnelle. Un CAP ou un BEP feront donc l’affaire, autrement dit, ils suivront une formation à un métier sur deux années en lycée professionnel ou en apprentissage.
Pour autant, le métier choisi reste plus ou moins connu. Pour Lucien, la troisième d’insertion professionnelle de Tadine lui a permis, par une formation en alternance, de découvrir que le métier de maçon répondait à ses espérances. Une semaine sur deux, en effet, il rejoint l’équipe de l’entreprise de construction TBC, de Maré. C’est ainsi qu’il a déjà eu le bonheur de participer à l’achèvement des travaux du Nengone Village et, actuellement, il s’emploie à la rénovation et à l’agrandissement de l’hôpital de la Roche. Ses collègues se disent très satisfaits de son travail et lui apprennent petit à petit les différentes facettes du métier. Un métier difficile mais, comme dit le chef de chantier, Roméo Saliga « Je ne changerai pour rien au monde. De plus, c’est toujours un bonheur de transmettre ses compétences et son amour du métier à des plus jeunes. » Et l’homme sait de quoi il parle. En effet, son précédent chantier, la salle du Sénat coutumier de Maré, était un chantier école et ses ouvriers de jeunes apprentis maçons natifs de l’île.
Le chantier de l’hôpital a encore plusieurs mois devant lui et Lucien aura terminé son année scolaire avant que celui-ci ne soit achevé. Mais cette expérience lui aura permis de vérifier qu’il a pris la bonne filière. Et ce sont donc bien des cours pour obtenir un CAP de maçon qu’il suivra l’an prochain.
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