| Gilbert Téin : « Nous mettons l’accent sur les échanges » |
Les Nouvelles calédoniennes : Comment est née l’idée du festival ?
Gilbert Téin : « L’idée est venue lors des vingt ans du centre culturel, en 2004. On s’est aperçus que les deux cases des chefferies Goa et Bwarhat, à l’intérieur du centre, représentaient plus qu’un symbole pour les gens d’ici. Elles ne sont pas là pour le folklore, elles ont une véritable signification coutumière. Du coup, il fallait les faire vivre en associant les gens d’ici, en mettant à l’honneur la culture kanak. Jean-Marie Tjibaou disait « la culture, c’est notre richesse ». Une richesse faite d’échange, d’art, de parole… C’est tout ceci qui est mis en avant pendant cette semaine. »
Comment vont se dérouler les activités ?
« Il va y avoir des ateliers artistiques de sculpture, vannerie, monnaie kanak… Mais il y aura aussi des visites guidées et, chaque jour, à 17 heures jusqu’à vendredi, il y a des conférences ouvertes à tous. Elles seront animées par des vieux qui viendront partager leur expérience, leur savoir-faire. Enfin, chaque jour, à 18h30, il y aura des projections de documentaires. »
À qui s’adresse ce festival ?
« Ce n’est pas un festival touristique en tant que tel, mais tout le monde est le bienvenu. Nous mettons l’accent sur les échanges. Alors, s’il y a des touristes, on espère qu’ils participeront activement. Le public visé en premier, ce sont les gens d’ici, de la côte Est, du Nord et les enfants. Il y en aura d’un peu partout, même de Pouembout. Ils seront environ deux cents sur toute la semaine. »
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