La frayeur qu’avait provoquée l’alerte au tsunami au début 2007 est restée gravée dans les esprits. Aussi, la subdivison des Îles s’est-elle lancée dans une campagne d’information.
Afif Lazerak, secrétaire général de la subdivision, le capitaine de frégate Yannick Martin, de la Sécurité civile, et son adjointe Mme Vendegou étaient donc présents vendredi à la mairie de Wadrilla pour faire le point sur les progrès réalisés depuis l’an passé.
Au cours d’une première phase, pédagogique et technique, les intervenants sont revenus sur les éléments déclencheurs d’un tsunami. La Calédonie, et plus particulièrement les îles Loyauté sont extrêmement concernées par le phénomène puisque proches de la zone de friction entre les plaques tectoniques qui séparent le Vanuatu et les Loyauté.
Ainsi, les raz-de-marée ne sont pas un phénomène si extraordinaire dans la région. En témoignent ceux de 1875 à Lifou, de 1931 à Poindimié ou, plus récemment, celui de 1951 dans le nord d’Ouvéa. Le capitaine de frégate a ensuite exposé quels étaient les moyens dont dispose la Sécurité civile pour faire face à un tel cataclysme. Il s’agit tout d’abord du PTWC (Prevision tsunami warning center), basé à Hawaï, qui récolte toutes les variables maritimes et climatiques. Il les redistribue ensuite, dans un très bref délai au haussariat qui, à son tour, prévient les communes concernées. Sachant que dans le pire des scénarios, un séisme ayant lieu au Vanuatu libérerait une vague susceptible d’atteindre les Loyauté en quinze minutes, un système de sirènes sera installé dans les prochaines semaines. Une au nord sur l’église, une au centre à la mairie, la troisième au sud à l’église de Mouli. Chaque sirène aura une portée d’environ 4 kilomètres.
« Un système de sirènes sera installé dans les prochaines semaines »
En outre, en cas de tsunami, il convient bien sûr de se réfugier sur les hauteurs. Et c’est ici que le bât blesse puisqu’Ouvéa n’est guère montagneuse. Ainsi, des zones de refuge sont en cours de repérage, ainsi que les chemins les plus aisés et les plus rapides pour y accéder.
Cette réunion, destinée avant tout à informer les élus et les coutumiers, se doublera d’un second rendez-vous public et d’un test grandeur nature d’une véritable alerte nécessitant le déplacement des populations.
La subdivision et la Sécurité civile ont, enfin, mis l’accent sur la nécessaire information de la population. Car il est évident qu’en cas de tsunami, ce ne sont pas les sirènes qui sauvent mais le comportement de chacun.
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