| Le maire sortant réélu au bénéfice de l’âge |
Il aura fallu trois tours, un coup de pouce du Rassemblement-UMP et le poids des années pour voir le maire sortant, Guigui Dounehotte, sauver son fauteuil. Retour sur une élection beaucoup moins paisible que prévu…
Cinq listes, cinq candidats au poste de maire : Guigui Dounehotte pour l’Uni ; Alfred Téin pour le Parti travailliste ; Emmanuel Louisy-Gabriel pour Horizons Nouveaux ; Arold Flotat pour le Rassemblement-UMP ; Evariste Tidjite pour l’UC.
Samedi matin, en ce début de conseil municipal d’installation, la situation a le mérite d’être claire. Visiblement, les tractations menées par les uns et les autres tout au long de la semaine n’ont pas abouti. Résultat, un chacun pour soi qui annonce trois tours et, peut-être, quelques surprises de taille.
Dès le premier tour, le maire sortant prend la tête avec dix voix contre quatre à son adversaire direct du Parti travailliste. Une majorité relative qui conduit invariablement à un second tour. Même procédure, mêmes résultats. Après une suspension de séance demandée par Arold Flotat, les dix-neuf conseillers regagnent leurs chaises, mais quelque chose a changé. L’UC et Horizons nouveaux d’Éric Babin ont décidé de faire front commun avec le Parti travailliste. Les premiers « parce que le maire sortant n’a pas accepté une répartition équitable des adjoints dans les différentes composantes politiques », les seconds « pour respecter la réelle volonté de changement de la population. »
Le vote partagé du Rassemblement
De son côté, le Rassemblement-UMP a décidé de couper la poire en deux : une voix pour le Parti travailliste « afin d’honorer le choix des électeurs », et une pour l’Uni « afin d’assurer la stabilité du village ». C’est d’ailleurs lui qui va permettre au maire sortant de sauver sa tête puisqu’au final cela donne neuf voix pour Guigui Dounehotte et autant pour Alfred Téin, le militant du PT.
Le maire sortant s’en sort donc grâce à quelques années de plus que son adversaire. Il impose aussi quatre adjoints, le cinquième siège revenant à Arold Flotat. Jean Poithily, la tête de liste du PT, avait du mal à cacher sa déception à l’issue du scrutin. « Nous avions prôné le changement et le destin commun. Nous avions proposé des jeunes. On repart aujourd’hui avec tous les anciens. Nous allons maintenant continuer le travail commencé dans une opposition constructive. »
Quant à Guigui Dounehotte, il a juste lancé un appel au calme. « Les élections sont maintenant terminées. Le travail doit et va se poursuivre avec tout le monde. »
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