Dégradations
Ces derniers jours, du matériel de l’entreprise Barreteau, qui travaille notamment aux travaux de consolidation du site, a été victime de dégradations. Une pelle de 25 millions de francs a été incendiée. Des pare-brise de camion ont été cassés. Une enquête de gendarmerie est en cours pour identifier les auteurs. L’association Mèè Raarhi parle à mot couvert de mise en scène destinée à la mettre en défaut. Une plainte a été déposée.
Accord tripartite
L’accord signé le 6 février, entre Mèè Rhaari, Ballande et Endel prévoit une réparation en urgence de la catastrophe, la sécurisation de la mine pour prévenir toute autre catastrophe, une étude d’impact des fonds marins, la mise en place d’une stratégie de protection et de restauration de la biodiversité couvrant l’ensemble des milieux touchés par l’activité d’exploitation minière et la création d’un fonds d’indemnisation des populations environnantes. Il précise également le rôle de l’association Mèè Rhaari qui devient « le partenaire privilégié de la société Ballande pour les aspects environnementaux pendant la durée de l’exploitation des mines ».
Procédure
Après le référé destiné à obtenir la libération des accès à la mine Monéo-Ba, en mars dernier, les établissements Ballande ont décidé de rester sur le terrain judiciaire. Ils viennent d’assigner l’association Mèè Rhaari au tribunal « pour extorsion de fonds ».
Préjudice économique
L’espèce d’holothurie retrouvée morte en grand nombre sur le site est l’espèce à plus forte valeur commerciale (600 F/kg en frais, 8 000 F/kg traité par le pêcheur, 15 000 F/kg revendu par le transformateur). Sa disparition représente donc une perte sèche importante pour les pêcheurs de Houaïlou, mais aussi de Ponérihouen et des tribus environnantes.
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