| Bientôt une station de sauvetage en mer |
Le vice-amiral d’escadre Yves Lagane, président de la SNSM, et le contre-amiral François Célérier, inspecteur général pour la Manche et l’Outre-mer, étaient à Koumac, mercredi, afin de faire un état des lieux pour la mise en place de la 234e station de la SNSM.
En Nouvelle-Calédonie dans le cadre de ses fonctions, Yves Lagane est venu rencontrer l’équipe locale de bénévoles, une vingtaine de personnes compétentes et prêtes à démarrer une station de sauvetage à Koumac.
Le président de la SNSM a présenté la société lors d’une réunion qui s’est tenue mercredi soir au Western, en présence de Robert Whaap, représentant le maire. Les conditions dans lesquelles la station de Koumac pourrait démarrer ont ensuite été abordées. Cette 234e station interviendrait dans un secteur allant de Voh à Bélep.
« Pour mettre en place une station de sauvetage, il faut réunir trois conditions : un vrai besoin nautique lié à l’activité dans les environs ; une équipe de bénévoles disponibles prête à s’engager pour faire partir un moyen nautique en moins de quinze minutes (24 heures sur 24) ; enfin, un soutien des collectivités territoriales, a rappelé Yves Lagane. Nous participons au financement d’engins assez coûteux. Nous ne faisons rien si nous ne sommes pas sûrs d’avoir une participation des collectivités qui soit significative pour ce qui est des investissements. »
« Dans les deux semaines qui viennent, nous pouvons créer la station avec des bénévoles »
Les deux premières conditions sont réunies à Koumac. Il reste aux responsables de la SNSM et à l’équipe locale à s’organiser avec les collectivités territoriales pour travailler au financement d’un moyen nautique. « En attendant, on peut mettre en place une station assez rapidement. Une structure existe déjà avec des moyens privés. Elle a réalisé plusieurs sauvetages depuis quelques années, et nous allons la classer comme élément de la flotte auxiliaire de la SNSM », précise le président de la SNSM.
« Cet équipement n’est pas très performant mais permet de mener à bien des actions. Dans les deux semaines qui viennent, nous pouvons créer la station avec des bénévoles qui seront identifiés comme sauveteurs en mer de la SNSM avec toutes les couvertures qui lui sont associées », insiste Yves Lagane.
Le moyen qui semble adapté à la région couverte par la future station et qui sera ultérieurement mis à disposition, est un pneumatique semi-rigide de 7,30 mètres, avec une très bonne motorisation, des équipements spécifiques, une remorque et un engin de traction.
L’investissement minimum est de l’ordre de 12 millions de francs. « Si on veut l’équiper d’un hangar pour stocker le matériel, il faut compter le double », poursuit le président de la SNSM.
Les bénévoles locaux devront, avec le soutien de la SNSM, s’astreindre à des programmes de formation pouvant être assurés par l’École des métiers de la mer (EMM) et la station de Nouméa. « Depuis la Métropole, nous essayerons de déployer des moyens pour les aider à former leurs personnels », conclut Yves Lagane.
|
Dans la même rubrique |
|
|
 |
A la une |
|
|
 |
|