| Plus de cinq millions de Papous vivent dans la pauvreté |
Une étude réalisée par des universitaires australiens montre que 5,5 millions des 6,5 millions d’habitants de Papouasie-Nouvelle-Guinée vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Pour Mike Bourke, de l’Université nationale australienne, auteur de l’étude, les signes de pauvreté en Papouasie Nouvelle-Guinée sont principalement le peu de revenus des personnes et l’accès limité aux études secondaires et universitaires. Par ailleurs l’espérance de vie en Papouasie est de 54 ans. Mais dans les Ppovinces du Golfe et de Sandaun, elle descend à 46 ans. L’enquête dévoile également un taux de mortalité infantile très élevé 73/1 000.
Mike Bourke a présenté son étude à l’université du Divin Mot, à Madang. Le travail de l’universitaire est basé sur des études et des statistiques recueillies entre 1963 et la fin des années quatre-vingt-dix, dans toutes les provinces de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Selon l’auteur de l’enquête, la plupart des villages ruraux du pays ont un taux d’analphabétisme très élevé et dDes conditions de vie difficiles en milieu rural qui entraînent une migration importante vers les villes.
Pour le professeur Bourke, les solutions pour remédier à ce taux chronique de pauvreté et d’illettrisme passent par une amélioration de l’éducation primaire avec une augmentation des salaires des instituteurs, par une amélioration de l’accès à l’éducation secondaire, par une amélioration de l’accès aux services de santé publique et par une augmentation des revenus notamment au travers de l’agriculture et de l’élevage.
|
Dans la même rubrique |
|
|
 |
A la une |
|
|
 |
|