Avec l’application du nouveau code général des collectivités territoriales (CGCT), les élus des communes de Polynésie sont mis à la diète.
Par une circulaire du 14 mai, le haut-commissariat a rappelé aux maires la nécessité de respecter les dispositions régissant les indemnités et les avantages accordés aux élus.
« Être maire aujourd’hui, c’est un vrai chemin de croix. » Ce maire de Tahiti n’est pas le seul à grincer des dents. Appliqué depuis 1996 en Métropole, le code général des collectivités territoriales s’est étendu à la Polynésie depuis le 1er mars dernier. Ou du moins, la plupart des dispositions de ce texte, certaines étant applicables depuis le renouvellement des conseils municipaux. Une piqûre de rappel ne faisant jamais de mal, par une circulaire en date du 14 mai, le haut-commissaire Anne Boquet interpelle tous les maires de Polynésie sur la nécessité de respecter les dispositions qui régissent les indemnités et les avantages accordés aux élus.
Des dispositions qui mettent fin à certains « privilèges » que les maires et autres conseillers s’octroyaient jusqu’à présent. Comme les remboursements de différents frais qui sont aujourd’hui mieux encadrés et qui doivent bien entendu s’inscrire dans « l’intérêt des affaires de la commune »
Mais l’exemple le plus parlant concerne les voitures de fonction des élus communaux. Dorénavant, « aucune voiture de fonction, c’est-à-dire un véhicule mis à disposition d’une manière permanente, même en dehors des heures de service et des besoins de l’activité, ne peut être attribuée à un élu ».
Ceci étant, « il est permis d’utiliser des voitures de service pour les missions qu’ils accomplissent dans le cadre strict de leurs fonctions (...) pendant les heures et les jours de travail », stipule la circulaire. En d’autres termes, on arrête d’utiliser les moyens de la commune à des fins personnelles.
Car ce n’est un secret pour personne. Si les élus utilisent leurs véhicules de fonction dans le cadre de leur activité professionnelle, ils ne s’en privent pas non plus pour leurs propres besoins.
À Hitia’a o te Ra, par exemple, le maire, Henri Flohr, va devoir sérieusement revoir son parc automobile.
À Mahina, le premier adjoint au maire, Antonio Perez, a demandé « à tous les adjoints de rendre leurs véhicules de fonction ».
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