| L’école de La Tamoa sera bien déplacée |
Une semaine après leur manifestation devant le groupe scolaire de La Tamoa, les parents d’élèves ont été reçus par le maire. Harold Martin a finalement accepté de déplacer l’école.
Les parents d’élèves de La Tamoa ont finalement obtenu gain de cause. Une semaine après leur manifestation devant l’école située près des usines des moulins de Saint-Vincent, l’école sera bien déplacée. Leur principale requête, à l’origine du mouvement de mercredi dernier, en raison des conditions sanitaires dans lesquelles les enfants vont en classe (lire les Nouvelles du 15 mai). Mauvaises odeurs, bruit, rats, prolifération de mouches et maladies inexpliquées figurent sur la liste de ce qu’ont dénoncé les parents d’élèves.
Des mesures d’urgence
Face à ces constats, Harold Martin, qui a pris le temps de les entendre, a répondu favorablement à leur demande et a rappelé pourquoi le site avait été choisi. « Il a indiqué que le terrain avait été choisi après que la commune a cherché un terrain dans la zone, précise Marie Pujapujane, présidente l’APE de l’école de La Tamoa. Ce sont les coutumiers de Bangou qui ont proposé ce terrain. Un autre était à l’étude mais il était inondable. Il nous a bien confirmé qu’un médecin avait enquêté et conclu que le site ne présentait pas de danger à la construction d’une école. »
L’école devrait ainsi être déménagée près du Conservatoire de l’igname sur un terrain donné cette fois par les coutumiers de la tribu de Saint-Laurent. Un changement qui ne sera pas opéré avant dix-huit mois, voire deux ans, puisque le déménagement fait l’objet d’une longue procédure. « Le maire a également rappelé qu’une école c’est un investissement lourd, financé par le contrat d’agglomération », rappelle Willy Gatyhau, son directeur de cabinet. Le groupe scolaire de La Tamoa a coûté 200 millions.
En attendant, la mairie a également décidé de prendre des mesures d’urgence, comme l’installation de la climatisation et la pose de moustiquaires dans toute l’école, le recours à un autre moyen de dératisation, un entretien du terrain de football plus régulier et la mise en place d’un service d’épandage uniquement le week-end. « Concernant les usines et le poulailler, des mesures sont à l’étude, affirme Willy Gatuhau, directeur de cabinet. » Bref, les parents d’élèves étaient donc plutôt satisfaits à la sortie de la réunion. « Ce sont des promesses, il faut maintenant qu’elles soient tenues. Nous, nous continuons. Nous venons de constituer notre comité. » Le comité de défense et de la promotion des élèves de l’école de La Tamoa a donc pour but de protéger la santé des enfants, de promouvoir le déménagement de l’école, mais aussi de récolter des fonds pour participer au financement de la nouvelle école. Mairie et parents d’élèves devraient à nouveau se réunir dans un mois.
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