| « Il faut respecter quelques règles de base » |
Patrick Chantre, directeur de la Calédonienne, n’aime pas que l’on critique l’eau que distribue sa compagnie. « Nous fournissons de l’eau potable et apte à la consommation alimentaire. En tant que filiale de La Lyonnaise, nous nous adaptons constamment aux normes européennes. Notre eau provient du barrage de la Dumbéa et accessoirement du grand tuyau. Elle est donc claire, même en cas d’orage, contrairement à ce qui peut advenir autour d’un captage de source ou de nappe. Les seuls incidents qui surviennent sur le réseau sont soit consécutifs à un dommage provoqué par des travaux de voirie, soit dus à une intervention massive des pompiers qui vont puiser de gros cubages dans un des quatorze réservoirs intermédiaires de la ville. »
S’agissant des industriels, la réponse est tranchante. « Notre mission est de fournir de l’eau buvable, pas de l’eau distillée. Quand un industriel a besoin d’une eau de qualité particulière (agroalimentaire, chimie, découpe de haute précision), c’est à lui de s’équiper en conséquence. Il n’a pas à transférer sa responsabilité sur nous. Un dentiste s’est plaint un jour que son eau médicale était douteuse. C’est lui qui n’avait pas entretenu son installation. »
Enfin, pour boire propre, il faut respecter des règles d’hygiène. « L’an dernier, des contrôles ont révélé que les carafes d’eau d’une cantine d’école du Grand Nouméa était douteuse. L’eau était potable au robinet, mais les récipients mal nettoyés. »
Et aussi toujours faire couler l’eau vingt ou trente secondes avant de remplir les verres ou les bouteilles. « Ce n’est pas du gaspillage, c’est une saine précaution. »
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