Samedi dernier, Didier Leroux, déclaré candidat à la présidence de l’Avenir ensemble le 21 juin prochain contre Marie-Noëlle Thémereau, et Harold Martin, ont fait voter une résolution non inscrite à l’ordre du jour. Le texte prévoit qu’en plus de l’élection du président du mouvement, le congrès du 21 juin désignera aux voix la prochaine tête de liste aux provinciales de 2009. Harold Martin est candidat. La résolution prévoit en outre que « pourront voter à ce congrès les adhérents à jour de cotisations, et chaque personne présente pourra utiliser jusqu’à cinq procurations. »
C’est surtout cette clause qui fait hurler les membres du camp Gomès. Ils y voient la porte ouverte à un scrutin arrangé. Didier Leroux n’aurait pas fait mystère, selon eux, de son intention de faire adhérer des membres de l’Alliance, son parti d‘origine, pour faire pencher la balance des urnes de son côté.
Procéduralement parlant, le vote est légal. Mais dans l’entourage de Philippe Gomès qui n’était prévenu de rien, on crie au coup fourré. Une maîtrise de l’appareil du parti par Harold Martin et Didier Leroux se profilant à l’horizon, Philippe Gomès brandit la menace d’une rupture avant, sans doute, de la consommer.
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