| Le fonctionnement de la maternelle passé au crible |
Jeudi dernier, Monique Millet et Jean-François Dinevan, respectivement présidente et membre de la Commission de l’enseignement de la province Sud, se sont rendus à l’école maternelle de Moindou. Objectifs : rencontrer les enseignants et visiter l’établissement.
La délégation a été accueillie par Béatrice Simitch, la directrice, et l’équipe éducative. En guise de mots de bienvenue, les enfants ont interprété des chants et des poèmes. « On est toujours bien accueilli en Brousse. On se sent bien dans cette petite école. Je suis vraiment très heureuse de vous rendre visite », a souligné Monique Millet.
Avant de se retrouver dans la bibliothèque pour entamer la réunion de travail, l’équipe, guidée par la directrice, a fait le tour du propriétaire. Joseph Peyronnet, le maire, quelques élus municipaux, Michèle King-Soon Congost et Armelle Neboipou, respectivement inspectrice et conseillère pédagogique de la sixième circonscription ont également pris part à cette rencontre.
« Je constate que l’école n’a pas beaucoup de problèmes. Cependant il nous faudra régler dans les plus brefs délais le souci rencontré au niveau du fonctionnement du mini-internat », a déclaré Monique Millet. En effet, l’école, qui fonctionne avec trois institutrices, des femmes de service et des aides maternelles, accueille 58 élèves. Cinq d’entre eux habitent la tribu de Table-Unio et sont hébergés dans un mini-internat géré par la mairie. « Cette initiative a été mise en place pour éviter la fatigue des longs trajets aux petits » a expliqué la directrice de l’école.
« Les résultats sont très satisfaisants »
Cependant, cette structure d’accueil n’est pas sans poser de problèmes. Notamment sur le plan financier et des ressources humaines. Actuellement, l’encadrement de ces très jeunes internes est assuré par une employée de la mairie dont le contrat arrive à terme le mois prochain. La collectivité se trouve dans l’impossibilité de renouveler ce dernier faute de moyens financiers. « Le budget de fonctionnement de ce mini-internat est de 6 millions par an. Nous n’avons pas les moyens d’embaucher à titre définitif ce personnel, même s’il est compétent », a déclaré Joseph Peyronnet. Pour Monique Millet, « il faut tout mettre en œuvre pour conserver cette structure ».
L’une des solutions avancées serait la prise en charge des frais de fonctionnement de l’internat par la province Sud. Ce point sera soumis à l’exécutif de la collectivité pour approbation.
L’équipe pédagogique a émis comme autres doléances la création d’un plateau sportif, l’adaptation des toilettes à la morphologie des enfants et l’aménagement d’une salle de motricité.
Michèle King Soon Congost, a, elle, tracé le profil de la petite école qui pour elle fonctionne très bien. « Les résultats sont très satisfaisants. L’équipe pédagogique, stable, permet d’assurer une continuité. On sent qu’il y a une vraie volonté de pousser les enfants vers le haut. »
Et Monique Millet de conclure : « Jusqu’à présent, la province n’a pas lésiné sur les moyens pour que cette école soit axée sur la réussite scolaire. Il faut que cela perdure. »
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