Après la détente, place à la découverte des traditions. Les membres de France 98 se sont rendus, hier après-midi, au centre culturel Tjibaou, accueillis par une coutume émouvante. La découverte du pays se poursuit.
L’appel de toutoute l’indique : le bus des stars arrive. Devancés par les danseurs d’un pilou, Pirès et les autres découvrent en partie le centre. Karembeu, quant à lui, se charge d’expliquer à ses coéquipiers la coutume, la case, les chefs, les aires… Avant que tout le monde ne se poste autour des nattes. En plus du Sénat coutumier, qui accueille les joueurs, on reconnaît dans l’assistance quelques personnalités, comme Marie-Claude Tjibaou, Charles Washetine ou Claude Fournier, le président de la Fédération calédonienne de football.
Coutumiers du fait, Kombouaré et Karembeu posent consciencieusement tabac, billets et manou avant une courte prise de parole du premier. Karembeu égrène ensuite une longue liste de « Merci ! », en premier lieu à son « clan ». Lequel ? Celui avec qui « j’ai passé dix ans et avec qui j’ai gagné la Coupe du monde » et dans lequel se retrouvent « des identités différentes : kanak, basque, tunisienne, bourguignonne… » Au milieu des dizaines de flashs qui crépitent, l’enfant de Lifou-Canala s’avoue « très ému. » « J’en tremble… »
« On a reçu une leçon d’humanisme, sur le respect de la terre, des anciens et des traditions »
Dans un silence remarquable et après avoir présenté des cadeaux, les coutumiers prennent alors la parole. « Merci aux grands du football de venir nous voir sur notre terre, lance Clément Païta. Nous sommes très heureux de vous accueillir car vous arrivez avec le respect, heureux de vous voir en chair et en os. » Sur cette dernière thématique, l’intervenant suivant, Georges Mandaoué, après s’être adressé aux deux Calédoniens en langue de Houaïlou, complète : « On sait que vous êtes fatigués mais comprenez, si les gens vous assaillent : c’est de la joie que tout le monde veut exprimer. Vous êtes comme d’un autre monde. » Avant de conclure : « l’esprit kanak est avec vous et vous accompagne ».
Au coach de répondre. Les larmes aux yeux, Aimé Jacquet lâche : « Nous pensions que vous étiez très loin. Je me rends compte maintenant que nous sommes tout près. » Car les valeurs kanak ont séduit France 98. A commencer par « Liza », lui aussi très ému : « On a reçu une leçon d’humanisme, sur le respect de la terre, des anciens et des traditions. C’était très fort et émouvant. », affirme le « Basque bondissant ». Surtout, « ça me permet de mieux comprendre Christian ». Le héros de la journée et de celles à venir qui, de toutes parts, ne reçoit que louanges. Aimé Jacquet concédera, un peu plus tard : « Ça nous rappelle l’humilité… ça nous fait du bien. »
|
Sur le même sujet |
|
|
 |
Dans la même rubrique |
|
|
 |
|