| Bain de foule avec les Bleus |
Baie-de-la-Moselle, plus de 3 000 fans se sont donné rendez-vous, hier, en fin d’après-midi. La rencontre avec Christian Karembeu et les Bleus a été brève, trop courte pour certains supporters. Le service de sécurité était débordé.
Les barrières ont bien failli céder sous la pression des milliers de fans qui, pour rien au monde, n’auraient manqué ce rendez-vous. Pour mettre en appétit la foule en liesse, rien de telle qu’une rediffusion de la finale de la Coupe du monde de 98. Le public est chaud et prêt à chantonner « Et un ! Et deux ! Et trois zéro ! » Il ne manquait que Gloria…
Il est 19 h 15 lorsque le bus des champions pointe le bout de son nez avec presqu’une heure de retard. Le monde s’amasse aux barrières. Les agents de sécurité se préparent au bain de foule.
Les petits brandissent des affiches « Love Zizou ». Ceux-là qui n’étaient même pas nés en 98, ou à peine, arborent fièrement leur maillot bleu floqué du n°10. Les policiers sont béats devant les stars.
Les personnes handicapées ont été les premières à serrer les mains des champions. Alex, venu avec ses deux enfants de Dumbéa, a gagné l’autographe de Karembeu. « Ça fait bizarre, je ne devais pas être là, mais je suis très content ». Des enfants hurlent le nom de Christian. Joseph, quant à lui, arbore fièrement son morceau de papier avec la signature de Zidane et Djorkaeff.
Zinédine Zidane : « Je suis vraiment content de partager un moment de rencontre en Nouvelle-Calédonie »
Les stars grimpent sur le podium et se retrouvent pour la première fois depuis leur arrivée face à la foule immense et déchaînée. Des enfants au premier rang en ont les larmes aux yeux. Lorsqu’il prend la parole, Zidane fait exploser l’applaudimètre : « Nous sommes contents d’être là, c’est vrai que ce n’est pas à côté, il faut se préparer pour venir jusqu’ici. Les vingt-trois de 98 ne sont pas tous là, mais je suis vraiment content de partager un moment de rencontre en Nouvelle-Calédonie. » « Zidane, c’est toi le meilleur ! », crie un petit garçon.
Antoine Kombouaré aussi est ému d’être « ici avec tout le gratin du football français et Zizou parmi nous ». Mais 15 minutes se sont écoulées et les footballeurs quittent déjà le podium. La foule, bien entraînée, chante l’hymne du ballon rond français : « Et un ! Et deux ! Et trois zéro ! ».
L’heure est venue aux vedettes de rejoindre les salons dorés de la province Sud. Mais elles doivent d’abord traverser la gigantesque allée humaine, compressées par les agents de sécurité musclés. Le débordement est évité de justesse. Une petite lâche à son père qu’il paraît que « c’était mieux à Tahiti ». Lui est déçu. « C’était la première fois qu’on les voyait en vrai et probablement la dernière ».
Sur le côté, Soraya a été blessée à la jambe. Cette jeune Parisienne, sourde et muette, en déplacement professionnel, parvient à se faufiler dans les coulisses de la province. Accueillie par un collier de fleurs exotiques, elle croit rêver. Son rêve est bien réel. Derrière les grilles, deux copains sont fiers. Ils ont touché la « babane à Zidane ».
Sur le retour avec sa maman, Youri, 10 ans, serait presque triste de n’avoir que trois autographes, Djorkaeff, Zidane et Karembeu. Normal pour un attaquant de 10 ans. Ce n’est jamais assez.
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